Interview de Katharine, auteure de littérature jeunesse.

Katharine vient de sortir son tout dernier livre (en français et en anglais) sur les émotions, l’occasion de repartager cette jolie interview réalisée il y a quelques mois.

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Aujourd’hui je vous emmène à la rencontre de Katharine, une toute nouvelle auteure jeunesse qui a la particularité de s’autopublier. Je vous laisse découvrir son univers riche et touchant, à son image.

Katharine, peux-tu te présenter un peu et nous expliquer ce qui t’as donné envie d’écrire des livres pour enfants ?
Je suis la maman d’un jeune garçon, une véritable boule d’énergie. Et de sa petite soeur, qui est plus calme, mais d’apparence uniquement. Je travaille dans le domaine de la finance au Luxembourg et vis en France. Pour les 4 ans de mon fils, j’ai eu l’envie de lui offrir quelque chose d’un peu unique. Comme il adore les livres, j’ai d’abord cherché un concept original sans trop savoir quoi. C’est en cherchant ce livre chouette que l’idée m’est venue de l’écrire moi-même. Pourquoi pas ? Alors je m’y suis mise. Un soir très tard, seule devant mon ordinateur, la maison entièrement endormie. Tout simplement.

Tu as choisi de t’autopublier en attendant de réussir à trouver un éditeur, peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste et si c’est accessible à tout le monde ?
J’ai fait imprimer le premier exemplaire du livre The Pabalu Tree dans une imprimerie de la commune voisine car je devais l’avoir à temps pour l’anniversaire de mon fils. Ensuite seulement je me suis renseignée sur le monde de l’édition. C’est complètement saturé, et très, très peu d’auteurs vivent de leurs mots. Une maison d’édition anglophone peut recevoir jusqu’à un millier de manuscrits par mois et ne publie qu’une poignée de livres par an. Alors je ne me fais pas d’illusions, même si j’envoie régulièrement des manuscrits, je publie seule. En tout cas pour le moment. Je passe par un service d’Amazon qui s’appelle Create Space. C’est un outil d’impression à la demande. Le fonctionnement est simple. Les livres sont visibles et disponibles sur le site d’Amazon, et à chaque commande, un exemplaire est imprimé et envoyé directement chez le lecteur. Il n’y a aucun stock à gérer, aucune logistique.

Tes livres sont illustrés par Mariana Andrusyshyn, une illustratrice Ukrainienne, comment vous êtes-vous rencontrées ?
Mon premier projet The Pabalu Tree, a été rédigé dans le but d’être illustré. J’ai une réelle préférence pour les livres qui datent un peu. Beaucoup des livres récents que je lis aujourd’hui sont vides, les histoires sont creuses, sans intrigue, sans chute. Les illustrations sont trop graphiques. Je voulais absolument travailler avec quelqu’un qui crayonne ses dessins. J’ai parcouru longtemps des sites d’artistes. J’en ai contacté quelques-uns. Je n’ai pas senti de bonnes ondes avec ces personnes alors j’ai cherché encore, longtemps, jusqu’à tomber sur Marianna. J’ai adoré son portfolio et aussi le fait qu’elle vienne de la même ville que ma grand-mère qui était ukrainienne. Marianna m’a envoyé un premier croquis très rapidement. Quand j’ai vu ses esquisses, c’était une évidence, j’étais tombée sur la bonne personne ! Ma grand-mère m’avait bien guidée. Marianna ne remplit pas juste une commande, elle complète mes mots avec ses crayons de couleur. Elle a illustré en noir et blanc mon second livre Babushka’s tales et est en train de travailler sur notre troisième projet qui traite de la gestion du sentiment de colère pour les tout-petits.

Tu as la particularité pour une auteure française d’écrire en anglais, d’où t’es venue cette envie ? Tes livres sont-ils accessibles uniquement à des enfants anglophones, ou peut-on également les recommander à de jeunes enfants francophones comme outil d’apprentissage ?
Je suis née aux Etats Unis et je suis venue en France vers l’âge de 4 ans. La première langue que j’ai apprise était l’anglais. Même si ma scolarité et mon cadre de vie ont été francophones, il m’arrive d’avoir des pensées et constructions de phrases qui se font en anglais. C’est la langue de ma petite enfance et naturellement je l’utilise pour délivrer des messages à un public jeune. Babushka tales demande un niveau de maitrise de l’anglais avancé, mais je travaille à sa traduction en français ! The Pabalu Tree est une histoire simple, en rythmes, accessible aux francophones ayant quelques bases. Les illustrations sont complètes et se suffisent à elles mêmes pour raconter l’histoire. Il existe des livres sans mots, avec seulement des dessins qui permettent aux enfants d’imaginer et de construire l’histoire. Je pense par exemple à Le lion et la souris de Jerry Pinkney. J’adore ces concepts car même le parent qui présente le livre doit faire preuve d’imagination ! Il n’est plus juste lecteur, mais devient conteur d’une histoire. The Palabu Tree pourrait être un de ces livres, savoir lire n’est pas nécessaire, il faut juste savoir tourner les pages et avoir de l’imagination.

Tu as aujourd’hui deux livres publiés, peux-tu nous les présenter et nous expliquer d’où t’es venue l’envie d’écrire sur ces différents sujets ?
Dans The Pabalu Tree j’ai créé un personnage auquel mon fils pourrait se comparer. Un petit garçon roux qui part à l’aventure, à la quête du bonheur. Finalement cet orphelin trouve le bonheur en se construisant une nouvelle famille en faisant des rencontres inattendues. Mon petit est un homme des bois, il aime jouer dans la boue avec des feuilles et des bâtons. Il se lie d’amitié facilement avec tout le monde. Cette histoire lui plait beaucoup.

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Babushka’s tales est un livre de contes pour les enfants de cinq à douze ans. Une grand-mère d’Europe de l’Est y raconte une histoire tous les soir à son petit-fils. C’est certainement une référence à ma grand-mère qui m’a élevée. Dans ses histoires, Babushka partage des valeurs, beaucoup d’émotions, et transmet des expériences de vie à la nouvelle génération.

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Tu travailles, tu es maman de deux jeunes enfants, quand trouves-tu le temps d’écrire et quel conseil donnerais tu as quelqu’un qui souhaiterait se lancer, sans trop savoir comment s’organiser ?
Je suis soit matinale, soit nocturne. Donc par période je vais me lever très tôt pour pouvoir faire des « vraies choses » le matin avant le travail. Ensuite, durant d’autres périodes, je vais veiller tard car je ne m’arrête pas d’écrire. La seule constante que je m’impose est la régularité. J’écris souvent et seule, toujours quand la famille dort que ce soit tôt le matin ou le soir. Je conseillerai à n’importe quelle personne voulant écrire de le faire simplement, sans compliquer les choses. Ni se poser milles questions. N’attendez pas le moment parfait : quand les étoiles seront alignées avec Jupiter, et que le taux d’humidité dans l’air sera optimal. Ce moment n’existe pas. Trouvez le support avec lequel vous êtes le plus à l’aise, l’horaire pendant lequel vous êtes susceptible d’être le moins dérangé, et allez-y, écrivez. Et recommencez… souvent.

Comment te viennent tes idées ? Et à quel moment décides-tu de les garder pour en faire une histoire ?
Les idées me viennent partout, quand je ne m‘y attends pas. Je suis généralement « seule dans ma tête » quand je construis des histoires. La création et l’écriture sont des exercices solitaires. J’ai imaginé The Pabalu Tree dans un parc, en regardant les arbres pendant une superbe journée d’été. Les contes de Babushka tales sont venus les uns après les autres, pendant que je racontais des histoires à mes enfants lors du rituel du coucher. Il existe aussi des techniques d’écriture créative que je découvre grâce à un atelier qui se déroule à côté de mon travail. On y apprend par exemple à associer des idées afin de créer des situations, à travailler sur un sujet précis, à améliorer les techniques de description ou de narration etc. De manière générale, je garde une idée pour en faire une histoire uniquement quand je sens que non seulement l’histoire mais surtout la fin sont intéressantes. La fin est la partie la plus difficile et ne pas décevoir le lecteur dans les dernières lignes peut être compliqué. Quand une fin est bonne, elle ficelle l’histoire. Elle me permet de décider si je garde ou pas.

Que souhaites-tu transmettre lorsque tu écris un livre ?
Je souhaite aux enfants qui lisent de passer un bon moment loin des écrans. S’ils peuvent développer leur sentiment d’empathie et leur envie de lire plus, j’aurais transmis l’essentiel.

On découvre sur ton site que tu as aussi des talents de pâtissière, envisages-tu de réunir tes deux passions pour proposer un livre de recettes pour enfants ?
Ce n’est pas dans mes projets. Faute de temps je pâtisse moins que je ne le voudrais. Et puis je n’ai aucune force mentale pour résister au sucre. Après, rien n’est impossible, je pourrais peut-être travailler sur un concept de desserts légers et sains, à préparer avec des enfants.

Quelles étaient tes lectures lorsque tu étais petite ? Et quels sont les livres jeunesse que tu aimes lire à tes enfants aujourd’hui ?
Bizarrement je n’ai pas de souvenir de livres de ma petite enfance. En primaire, je me souviens avoir été interrogée sur un texte. Nous devions en lire un différent chaque semaine. Comme je ne faisais jamais mes devoirs je n’ai su répondre à aucune question. Ca a bien fait rire la classe car je répondais toutes les bêtises que me soufflaient mes copains. Mon rapport à la lecture a donc très mal commencé avec un sentiment d’humiliation. Lire est pourtant devenu une de mes occupations favorites. Au collège ça a changé, j’ai lu les premières lectures imposées en cours de français. Et comme il n’y avait que peu de livres à la maison, j’ai continué à lire en passant un temps fou au CDI. Aujourd’hui il y a des dizaines de livres pour enfants à la maison. J’adore leur lire des livres de Julia Donaldson comme des contes classiques. Mais bien plus que les livres, j’aime les moments de lecture avec mes petits blottis contre moi.

Y a-t-il des livres ou auteurs, qui t’ont marqué particulièrement ?
J’adore les thrillers, les romans poignants ou avec un peu d’humour, les livres d’horreur. C’est loin du genre que j’écris, mais je suis fan de Gilles Legardinier, Stephen King, Marie Ndiaye… et plein d’autres en fait.

Quel livre se trouve sur ta table de chevet actuellement ?
Il n’y en a pas qu’un. J’ai retrouvé un vieux livre de collège que je relis, Le vieil homme et la mer d’Hemingway. Et à côté il y’a un livre de développement personnel Miracle Morning d’Hal Elrod. Et au-dessus de la pile il y a Toc,toc,toc de Tan et Yasuo Koide. Ma fille est une fan absolue de ce livre dégoté dans une kermesse. Il est très usé et a dû être beaucoup lu avant d’arriver chez nous, ce qui est un excellent signe !

As-tu d’autres projets à venir ?
Oui, j’écris la suite de Babushka’s tales avec trois nouveaux contes. Et une nouveau livre pour les tout-petits qui traite du sentiment de joie.

Tu vis en Lorraine, accepterais-tu de faire des rencontres autour de tes livres si un libraire, une association, une école etc. souhaitait te faire venir ?
Ça pourrait être une chouette expérience, oui j’adorerais !

Nous lançons alors l’appel, si vous êtes une association, une petite librairie, une école, ou bien sûr un éditeur et que l’univers de Katharine vous a touché, n’hésitez surtout pas à la contacter pour qu’elle puisse continuer à nous raconter de belles histoires. Vous trouverez ses coordonnées sur son site internet, ainsi que ses livres. Un grand merci à Katharine pour ce joli échange autour des livres jeunesse, souhaitons lui encore plein de belles aventures.

 

 

Albums coup de coeur

Je n’ai pas toujours le temps d’écrire sur tous les livres qui passent entre nos mains, surtout que nous en consommons beaucoup, j’ai donc voulu vous faire un petit article sur 3 de nos auteurs et albums coup de coeur.

Petite beauté d’Anthony Browne

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Nous avons eu un véritable et gros coup de coeur pour ce livre et plus largement pour cet auteur. Cet album est inspiré de l’histoire vraie du gorille Koko, capable de communiquer en langue des signes, qu’Anthony Browne a transformé en sublime histoire d’amitié. Un hymne au respect de la différence, à l’amitié et à la solidarité. Un album drôle et extrêmement touchant à la fois, d’une grande tendresse. On en sort tout chamallow et rempli d’amour. Les illustrations sont absolument magnifiques, les textes très courts parfait pour les petits. Mon fils l’adore et le connaît entièrement par coeur. Du même auteur, nous avons également adoré Un Gorille à compter. Pas d’histoire dans ce dernier, juste des illustrations là encore absolument sublimes, pour apprendre à compter. Un gorille, deux orangs-outangs etc. jusqu’à 10.

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Petit bateau de Stephen Savage

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Ce livre là est peut être destiné aux plus petits, mon fils aime toujours le relire de temps à autre, mais on l’a surtout beaucoup lu autour de ses 1 an et demi environ. On a adoré ses illustrations vintage, son histoire autour de la solidarité, sa douceur. Du même auteur on a également beaucoup lu et apprécié Quel camion. Un album dans lequel on suit cette fois des camions, dont le plus modeste d’apparence là encore, va devenir le super héros de tous. Deux jolies histoires.

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Platipuce de Chris Riddell 

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Alors ces deux livres c’est simple, on a du les lire environ un million de fois, au bas mot. Là encore des illustrations vintage beaucoup trop mignonnes, un petit héros Ornithorynque qui change un peu et qui a permis à mon fils de se passionner pour l’Australie. Des petites histoires rigolotes pour lesquelles mon petit s’est pris de passion. Il connaît les textes par coeur et ne s’en lasse pas.

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On n’est pas des poupées – Delphine Beauvois et Claire Cantais

Je continue sur ma lancée, après l’article sur les culottées que je recommande à absolument TOUTES les femmes dès l’adolescence (et aux hommes et jeunes garçons aussi d’ailleurs) je suis tombée par hasard à la médiathèque, sur un chouette livre destiné cette fois aux petites filles, dont le titre m’a de suite interpellé : On n’est pas des poupées.

« On n’est pas des poupées » est un livre très graphique, plus d’illustrations que de texte, ce qui est parfait pour le jeune public. Les illustrations sont riches et le choix des mots percutant, mais tout en humour : « Du rose pour les filles ? Beurk c’est la couleur des saucisses! » On détourne les stéréotypes habituels avec finesse et humour en encourageant les petites filles à ne pas se sentir obligées d’être ce qu’on leur inspire le plus généralement.

Le livre se termine sur une double page de très courts portraits de féministes telles que Louise Michel ou Rosie la riveteuse, pour n’en citer que deux. Un superbe livre pour insuffler un vent de liberté aux petites filles.

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Comme je dois souvent l’expliquer lorsque j’aborde mes positions « féministes » et mon combat contre l’éducation genrée, il n’est nullement question d’interdire aux petites filles de jouer à la poupée ou d’imposer aux petits garçons de le faire. Imposer un système de représentation à la place d’un autre serait tout aussi absurde. La seule chose que je souhaite c’est qu’on laisse les enfants suivre leur propre voie sans les inciter dès l’enfance dans des parcours genrés tout tracés. Car malheureusement parce qu’aujourd’hui la culture dominante veut qu’on habille les petites filles en rose et qu’on leur raconte des histoires de princesse dès le plus jeune âge, pendant qu’on offre des camions de pompiers aux petits garçons, il est important que ce genre de livre existe pour montrer aux petites filles que d’autres voies sont possibles et qu’elles peuvent être ce qu’elles veulent et qui elles veulent. Etre une princesse glitter, une super héroïne badass ou une inventrice de génie, peu importe, tant que ce choix est réellement le leur. D’ailleurs l’idée ce serait même de leur apprendre qu’elles peuvent être tout ça en même temps si elles veulent, qu’elles n’ont à se limiter et s’enfermer dans rien.

« On n’est pas des poupées » fait d’ailleurs partie d’une chouette collection : Jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes aux Editions la Ville brûle que je vous invite à découvrir.

L’Univers expliqué en image – Hubert Reeves

Lors d’une de nos visites à la bibliothèque je suis tombée par hasard sur ce livre dans la section jeunesse des plus grands. Passionnée par les « mystères de l’Univers » depuis mon enfance et grande admiratrice de Mr Reeves, il ne m’en fallait pas plus pour embarquer ce livre avec moi.

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Le livre est résumé ainsi sur la quatrième de couverture :

« Je dédie ce livre à mes petits-enfants. En commençant à l’écrire, j’ai pris conscience de la valeur symbolique que je pouvais lui donner : celle d’un testament spirituel. Que voudrais-je leur raconter sur ce grand Univers qu’ils continueront à habiter après moi ? J’ai alors songé à ces conversations avec l’une de mes petites-filles, où nous observons, étendus sur des chaises longues, le ciel étoilé. Je me suis senti revivre ces soirées de mois d’août avec mes enfants qui me bombardaient de questions pendants que nous attendions les étoiles filantes. La contemplation de la voûte céleste et le sentiment de notre présence parmi les astres provoquent un désir partagé d’en savoir plus sur ce mystérieux cosmos que nous habitons. Il sera question de science, ce qui n’exclut pas la poésie. » H.R.

Une présentation qui a tout de suite fait écho à ma propre enfance et aux mêmes soirées d’été passées dans le jardin de ma grand-mère à attendre les étoiles filantes en me posant mille questions. A ceci près que ma grand-mère, elle, n’avait pas les réponses d’Hubert Reeves et c’est précisément l’objet de ce livre. Un support merveilleux pour les parents qui veulent répondre plus précisément aux questions de leurs jeunes enfants, un livre que les jeunes ados pourront lire et comprendre seuls, mais tout autant un ouvrage pour les adultes désireux eux aussi de mieux comprendre l’Univers de façon très accessible.

C’est un livre grand format, de la catégorie des « beaux livres » avec de très belles images, écrit en gros caractères, totalement adapté à un jeune public donc. Il se lit très facilement, et présenté sous forme de dialogue entre Hubert Reeves et sa petite fille, il permet d’en faire de même avec ses enfants. Chaque question est abordée indépendement de façon précise, tout en suivant un fil conducteur d’explication du fonctionnement de l’Univers. Du moins de la connaissance qu’on en a aujourd’hui. Un très beau livre donc, mais surtout très riche. Précis sans jamais être rébarbatif, au contraire, c’est une introduction parfaite pour ouvrir l’appétit des petits ou grands curieux.

A noter qu’il existe aussi dans une version poche, moins chère et plus pratique à lire.

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Si jamais l’Univers passionne ou interpelle déjà vos enfants en bas âge, il existe quelques ouvrages que je trouve très bien pensés.

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L’espace à toucher : Pour les tous petits dès les premiers mois, il existe ce très joli livre à toucher, en gros carton rigide. Bon, on se doute bien que ce n’est pas un jeune bébé qui va exprimer d’interêt pour l’espace de lui même, mais si vous êtes ou connaissez un parent passionné, c’est un très chouette livre à découvrir. Au premier abord il peut sembler moins intéressant d’un point de vue sensoriel que les autres albums de cette  collection, en effet moins de matières à reproduire dans un livre sur l’espace que sur les animaux de la jungle. Mais c’est finalement celui ci et celui sur les dinosaures, présentant lui aussi moins de matière à toucher, que notre fils a préféré. Car s’ils présentent en effet moins de textures, ils sont par contre beaucoup plus colorés et riches en contenu. De fait, dans un premier temps l’enfant est d’abord attiré par les couleurs qui éveillent sa curiosité et les quelques jeux de matières, mais en plus l’intérêt se prolonge ensuite par la découverte du contenu du livre qui pourra l’intéresser encore quelques années.

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La collection des p’tits docs est abordable autour de deux ans environ, après tout dépend du sujet et de l’intérêt de l’enfant, c’est une collection très vaste et les sujets sont très variés. Nous on aime beaucoup beaucoup cette collection, chaque album (choisi en fonction des intérêts de notre fils, toujours) répond toujours très bien à sa curiosité. Selon les albums, le contenu n’est pas forcement compréhensible entièrement de suite, c’est donc là aussi une collection qui garde un intérêt plusieurs années et c’est toujours appréciable. La couverture est en carton rigide et les pages en papier plastifié, parfait donc pour des petites mains.

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Les kididocs ensuite, abordables autour de 3-4 ans. Toujours en gros carton rigide et toujours évolutifs. Les livres sont d’abord attrayants par leur côté interactif, le contenu peut être expliqué par les parents dans un premier temps, avant d’être totalement compréhensible, là encore sur plusieurs années.

Si l’interêt perdure autour de 5-6 ans et à partir de l’indépendance de lecture, une belle encyclopédie de l’espace fera aussi toujours son petit effet sur un petit passionné. A partir de cet âge, les ouvrages sont plus variés et pourront être accompagnés de différents jeux de découvertes comme des télescopes, des microscopes ou encore des jeux d’exploration de la nature. Des magazines comme Science et Vie Junior sont aussi très chouettes pour accompagner les premières envies de découvertes et des petits passionnés.

Bonne lecture ! 🙂