Ma routine slow

Pour faire suite à l’article sur les cosmétiques, je viens partager avec vous mes propres habitudes « slow cosmetic ». Je ne suis pas une blogueuse spécialiste de la beauté, ni une chimiste spécialiste des cosmétiques, je suis une femme, une maman, qui recherche des produits sains, mais également simples et rapides d’utilisation.

Ma routine est donc slow, basique, rapide et contrairement aux idées reçues, abordable. Car si effectivement certains produits bio sont chers, d’autres sont eux tout à fait abordables et pas moins efficaces. Et note importante, ils durent longtemps et peuvent donc même revenir moins chers que les produits industriels de grande distribution.

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Mes produits cosmétiques

Visage : 

Matin et soir je m’hydrate le visage selon le principe du layering, je dis bien selon le principe car c’est une routine que je n’applique pas à la lettre, mais que j’adapte à ma peau, mes envies et mes besoins. Je me lave d’abord tout simplement le visage avec un savon saponifié à froid, car ces savons gardent toutes leurs vertus hydratantes (comme expliqué dans l’interview de Sophie). J’achète quand j’en ai l’occasion ou lorsqu’on m’en offre, des savons de petits artisans, sinon j’utilise les savons de Gaiia. J’en choisis un neutre, ainsi toute la famille l’utilise. Je m’en sers en soin corps et cheveux pour mon fils, et pour moi en soin corps et visage. Une fois mon visage nettoyé au savon, je me « brumise » d’une eau florale, douce pour moi, car j’ai la peau sensible. On trouve facilement sur internet ou en demandant conseil à un vendeur, quel hydrolat utiliser en fonction de sa peau. Puis j’applique ensuite du gel d’aloé vera et/ou une l’huile.

Je suis cette routine tous les matins, surtout lorsqu’il fait froid. Mais le soir ce n’est pas systématique, j’aime aussi de temps en temps, ne m’appliquer que de l’hydrolat et laisser ma peau respirer.

Mes huiles et hydrolats tournent autour de 10e le flacon, l’aloé vera est un peu plus cher entre 12 et 16 euros selon la taille du flacon. Les huiles et hydrolats se conservent très longtemps et ne nécessitent qu’une toute petite application. L’aloé vera lui ne se conserve que 3 mois, mais il peut s’utiliser pour beaucoup de choses, en base hydratante mais aussi pour les brulures ou les boutons naissant. C’est un produit qui a de nombreuses vertus.

Je n’ai pas parlé de démaquillant car je ne me maquille pas quotidiennement, mais lorsque c’est le cas, je fais simplement un nettoyage au savon puis à l’huile. Pour la démo, je vous invite à regarder la vidéo de Marie Youpie qui a tout donné pour vous convaincre.

Enfin, une fois par semaine (quand je trouve le temps) je me fait un petit masque à l’argile et un nettoyage des pores à l’ancienne : eau bouillante dans un bol et tête sous le torchon. Notons que sur internet on trouve aussi beaucoup de recettes de masques à faire soi-même avec des produits comestibles de base, à adapter à son type de peau ( voir aussi les recettes proposées par Sophie dans l’interview).

Déodorant : 

Parlons ensuite glamour, parlons soin des aisselles ! Le déodorant, en voilà un bien souvent décrié en cosmétique bio et oui on ne vas pas se mentir, à l’heure actuelle on n’a pas encore trouvé de déo naturel aussi efficace que les déodorants industriels.  Néanmoins cela progresse énormément, et on trouve de plus en plus d’alternatives efficaces pour stopper les odeurs et limiter la transpiration. Je ne vais pas vous en conseiller de spécifique, car si c’est valable pour la cosmétique en général, ça l’est encore plus en matière de déodorant, ce qui conviendra à l’une ne conviendra pas forcement à l’autre. En slow cosmétique il y a toujours un petit temps d’adaptation ou il faut tester, essayer, pour trouver ce qui fonctionne pour soi. Sur internet toujours, vous trouverez aussi de nombreuses recettes à faire soi-même.

Niveau prix, les déodorants slow sont plus chers que les industriels, mais là encore leur utilisation est généralement plus durable. Et personnelement, puisque je met finalement peu d’investissement dans les autres produits, j’accepte d’en avoir un qui me revient plus cher et j’équilibre ainsi mon budget.

Corps : 

Comme je l’évoquais plus haut, tout simplement un savon saponifié à froid, le même que pour mon visage et que j’utilise même pour les cheveux courts de mon fils. Je n’ai pas la peau sèche donc je ne m’applique pas de produit hydratant sur le corps, mais si c’était le cas, là encore beaucoup d’huiles peuvent convenir. Ah si d’ailleurs, lorsque j’ai les mains sèches, j’utilise de l’huile de rose. Je l’avais acheté à la base pour mon visage mais elle était trop riche pour moi, du coup je l’ai recyclée en crème pour les mains.

Cheveux : 

Passer de l’industriel au slow en matière de shampoing, peut s’avérer parfois un peu laborieux. En effet, nombreux sont les témoignages de personnes ayant baissé les bras en constatant que leurs cheveux leurs semblaient plus sales, ou regraissant plus vite et autres déconvenues. Mais c’est normal, les cheveux ont besoin d’une période d’adaptation plus ou moins longue selon les personnes, selon si on tombe ou non sur un produit qui nous convient etc. Il va peut être falloir être patient, avant que les cheveux ne s’habituent et/ou trouver le produit qui vous conviendra. Ne tombez surtout pas dans le piège de les laver encore plus, ça ne fera qu’empirer les choses. Il veut mieux être patient et essayer de jouer d’astuces sur les coupes de cheveux pour prolonger au maximum le temps entre les shampoings.

Maquillage : 

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Comme vous pouvez le constater, j’utilise encore moins de maquillage que de produits cosmétiques. Je ne me maquille pas quotidiennement et lorsque je le fais ça reste très léger. Un mascara, un eye liner, un correcteur de teint, deux fards à paupières, un blush et un rouge à lèvre. On ne peut plus basique. Sur cette photo ils sont tous de la marque bo-ho et conviennent parfaitement à ma peau sensible et réactive. Généralement lorsque je renouvelle mon maquillage, j’aime bien tester de nouvelles choses, mais comme je dois le faire deux fois par an en moyenne, je ne garde pas forcement toutes les références en tête. Pour faire votre choix sur une marque, n’hésitez pas à vous renseigner en amont, à lire leur politique d’engagement, à préférer les marques les plus transparentes sur leur démarche etc.

Niveau prix, chez Bo-ho Green en tous cas, ils sont exactement sur le même positionnement que la majorité des marques de grandes distributions, voir même moins chers sur certains produits.

Mes petits conseils pour celles qui souhaitent se lancer :  

Avant d’acheter des produits quels qu’ils soient, je ne peux que vous recommander de fouiner sur internet, c’est vraiment une ressource très riche. Blogueuses, youtubeuses, sites internet, vous avez tous les outils en ligne pour analyser votre profil cosmétique. Comprendre avant tout, quels produits seront les plus adaptés à vos types de peaux, cheveux etc. Cela vous permettra de faire un premier tri dans les produits à utiliser, pour ne pas vous lancer dans l’inconnu et vous éviter d’en tester trop.

On trouve aussi de nombreux livres sur le sujet maintenant, à vous de voir ce que vous préférez. Personnellement je ne le recommanderai pas forcement lorsqu’on débute. Déjà c’est un budget, ensuite c’est un peu comme les livres de cuisine, on achète parce que c’est joli, motivé à bloc et puis on le referme aussi vite devant le nombre d’ingrédients inconnus, les appellations auxquelles on ne pige rien, et on fini par manger des pâtes au ketchup.

Dans les personnes et sites qui m’inspirent, j’aime beaucoup Anne Marie Gabelica qui fait des chroniques tous les lundis dans la quotidienne, ainsi que les blogueuses Je suis modeste et Pin up Bio. Marie Youpie qui n’est pas spécialiste de la cosmétique, mais qui donne toujours beaucoup de sa personne dans ses vidéos, partage aussi régulièrement ses bons conseils, astuces etc. et me fait souvent marrer. Niveau achat, si vous en avez la possibilité, préférez les boutiques physiques, vous pourrez ainsi demander des conseils directement. Sinon sur internet, le site slowcosmétique me semble le plus accessible. Les indications sur chaque produit sont très lisibles, pour qui convient le produit, ce qu’il contient, dans quel cas l’utiliser etc. Lorsqu’on débute et qu’on ne sait pas trop par où commencer, c’est toujours appréciable d’avoir des informations claires. J’aime aussi beaucoup le site mademoisellebio, mais il n’est pas aussi précis dans ces indications de produits.

Je crois n’avoir rien oublié, j’ai essayé de rendre cela le plus synthétique possible. Je ne conseille pas de produit spécifique, puisque comme je le disais, un produit ne correspond jamais à tout le monde et que cela va être à vous de tester et de trouver la routine qui vous conviendra. Cela dit, si vous avez des questions n’hésitez pas.

 

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La nouvelle norme ISO dans les cosmétiques.

Vous en avez peut être déjà entendu parler, une nouvelle norme ISO16128 venant réglementer le contenu des cosmétiques, va entrer en vigueur à la fin de l’année. Cette norme que dit-elle exactement et quelles vont être les conséquences ?

Deux choses. Tout d’abord, cette nouvelle norme autorise tous les produits issus de la nature à être considérés comme « naturels ». Ainsi toutes les substances issues de la pétrochimie, puisque le pétrole est un produit issus de la nature, pourront être greenwashés et présentés comme des produits naturels. Deuxièmement, cette norme ne demande aucun pourcentage minimum pour qu’un produit puisse être qualifié de biologique.

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Les conséquences de cette norme c’est avant tout, qu’elle ouvre la porte à tous les grands groupes industriels qui vont sauter sur l’occasion pour greenwasher et envahir le marché à grands coups d’accroches « produits naturels » « produits issus de la nature » « certifié ISO » etc. et ainsi venir perdre encore plus le consommateur.

Que faire alors pour s’y retrouver ? Fiez-vous aux labels exigeants et ne vous arrêtez pas à une simple appellation bio ou produit naturel, ou a un packaging greenwhashé. Le site de slowcosmétique par exemple est très bien fait, ils sont très exigeants sur les produits qu’ils mettent en vente et les notent. Ils apportent aussi beaucoup de conseils pour apprendre à s’y retrouver en cosmétique naturelle. Puisque le mieux reste encore d’apprendre à lire les étiquettes pour savoir quels produits éviter de consommer.

Pour vous aider à y voir un peu plus clair et à comprendre les dessous de la cosmétique, je vous (re)partage ci dessous l’interview que j’avais réalisé de Sophie, jeune entrepreneuse dans la slow cosmétique.

Sophie peux tu nous expliquer ton parcours, tes études et ce qui t’as finalement amené à créer ta propre marque de cosmétique bio ? 
J’ai passé une licence en biologie, biochimie et biotechnologie, ce qui m’a permis notamment d’acquérir des connaissances dans les formules chimiques, les calculs de matières, les réactions chimiques… qui me sont d’une grande d’aide aujourd’hui. Ensuite, j’ai fait des études en agroalimentaire où j’ai travaillé durant 2 années dans un laboratoire d’analyses, puis j’ai passé un Master en ayant pour objectif de travailler dans le secteur de la production et de l’amélioration continue. Partant du principe que l’amélioration est infinie. J’ai ensuite quitté la France pour travailler à l’étranger en tant que responsable de production dans une entreprise agroalimentaire. Mais le fonctionnement me déplaisait et je ne suis pas vraiment en adéquation avec le fait de réduire les coûts au dépend de la qualité. Je suis donc revenue à mes racines lorraines. Je n’avais pas de contrat fixe, je changeais régulièrement de travail et entre temps j’étais à la maison et je m’ennuyais. J’ai toujours aimé fabriquer mes produits cosmétiques moi-même de façon la plus naturelle possible et c’est ce que je faisais pendant que je m’ennuyais à la maison. J’ai commencé à fabriquer pour moi, puis pour ma famille, ensuite pour des amis. J’avais de très bons retours sur les produits que je faisais, alors après un an (temps dont j’ai eu besoin pour valider les formules définitives) j’ai décidé de me lancer et d’en faire profiter les plus grand nombre.
 
On entend de plus en plus parler des dangers que peuvent représenter les cosmétiques industriels, peux tu nous en dire plus ? 
C’est certain ! On est entouré de produits cosmétiques remplis de substances dangereuses, non seulement pour notre santé mais également pour la planète. Le problème c’est que l’on manque d’information et qu’on fait confiance à la publicité. On voit un shampoing à l’huile d’avocat et on se dit génial ça doit être naturel alors que c’est le seul ingrédient qui sera «clean» dans le produit. Malheureusement aujourd’hui, il faut tout vérifier et les ingrédients sont une des seules manières d’être vraiment sûr de la composition.

On est alors tenté de se tourner vers les cosmétiques bio, mais ils ne sont pas toujours très propre dans leur composition non plus. Tous ne s’engagent pas dans le fait de ne pas tester leurs produits sur des animaux, certains contiennent même du squalène animal ou encore de l’huile palme. Des produits qui ne sont peut être pas nocifs pour notre santé, mais qui le sont pour celle de la planète, comment s’y retrouver dans tout cela ? Lire les étiquettes des cosmétiques bio n’est pas toujours plus facile que pour ceux des grands industriels, as tu des conseils, recommandations, marques ou labels fiables ? 
Effectivement, le label bio a ses limites. C’est pourquoi, il faut absolument vérifier les ingrédients. Ils sont donnés en langage INCI ce qui peut être difficile à déchiffrer. Je vais donner des exemples de composants de cosmétiques fréquents à éviter en vous expliquant pourquoi.

– Les huiles minérales sont fabriquées à partir de pétrole. Elles empêchent la peau de respirer en formant un film occlusif. De plus, elles sont extrêmement mauvaises pour l’environnement.  Elles peuvent provoquer des réactions allergiques, la sécheresse de la peau et l’obstruction de ses pores. On les retrouve sous ces noms : Paraffinum liquidum, Cera microcristallina, Mineral Oil, Petrolatum.

– Les silicones sont bien tolérés par la peau mais il ne faudrait pas s’y méprendre, ils ne la nourrissent absolument pas, mais surtout ils mettent des centaines d’années à se dégrader.

– Les polymères ont les mêmes caractéristiques que les silicones et sont aussi utilisés comme émulsifiant. Ils sont obtenus à partir de chimie lourde et très polluante, avec l’usage de gaz toxiques. Voici les noms à éviter : PEG, PPG, cellulose, crosspolymer, polypropylène.

– Les sels d’aluminium sont des agents anti-transpirants. Ils sont suspectés d’être cancérigènes et d’avoir un impact sur le système nerveux à long terme. Vous les retrouvez dans la liste des ingrédients avec une terminaison Aluminium.

– Les SLS sous le nom de Sodium Lauryl Sulfate ou Sodium Laureth Sulfate, sont des ingrédients qui produisent de la mousse. Ils sont extrêmement irritants et desséchants pour la peau et sont très mauvais pour l’organisme.

– Les parabènes sont des conservateurs suspectés d’être cancérigènes. Ils sont souvent utilisés car ils sont stables et facile d’utilisation. On les retrouve sous plusieurs noms avec la terminaison parabens.

– L’EDTA est un conservateur et antioxygène mais c’est un polluant TRES toxique. Il est utilisé de différentes façons notamment dans l’industrie de la photo ou du papier. Il sert également d’anti-tartre. Il est très mauvais pour l’environnement car il finit dans les stations d’épuration non détérioré en fin de chaîne de retraitement des eaux. 

– Le formaldéhyde est un ingrédient cancérigène et allergène. On le retrouve sous différents noms, dont aucun ne donne envie de se le mettre sur la peau et pourtant… Quaternium 15, Quaternium 18, Polyquaternium 10, DMDM Hydantoin, Chlorphenesin, Diazolidinyl uurea, Methylisothiazolinone …

En ce qui concerne les labels, Ecocert impose par exemple qu’au moins 10% des ingrédients soient issus de l’agriculture biologique. Ce qui reste assez faible. Le meilleur moyen reste donc la vérification de l’étiquetage. Il faut également savoir qu’un produit cosmétique 100% bio n’existe que très rarement, simplement dû à sa composition. Tout d’abord, un cosmétique est principalement composé d’eau. Or, l’eau ne peut être déclarée biologique. Ensuite, un cosmétique bio n’est pas constitué uniquement de matière d’origine végétale mais également de substances minérales comme l’argile ou les pigments qui de par leur nature même, ne peuvent pas suivre les règles de l’agriculture biologique. Enfin, les cahiers des charges autorisent toujours une partie d’ingrédients synthétiques. Et c’est là où est le problème…

De manière générale, au niveau des savons et gels douches, je conseille l’utilisation de savon saponifiés à froid. La différence de ces savons avec les productions industrielles c’est que la glycérine produite reste dans le savon et permet l’hydratation de la peau. De plus, les huiles ne sont pas chauffées à haute température pour permettre de conserver toutes leurs propriétés. Ils ne contiennent pas non plus d’EDTA ni d’autres substances dangereuses.


Concernant les expérimentations sur les animaux et l’utilisation de produits provenant des animaux, c’est quelque chose que je bannis entièrement. Le squalène (extrait de l’huile de foie de requin) est utilisé encore en cosmétique ainsi que dans les vaccins afin de renforcer la réponse immunitaire.

Pour l’huile de palme de nombreuses polémiques ont éclatées, notamment sur leur utilisation en grand nombre dans les produits alimentaires puisque c’est une huile beaucoup moins chère. Un palmier à huile peut produire 40 kg d’huile chaque année et a une durée de vie d’une trentaine d’années. Le problème c’est l’impact écologique qu’à le palmier à huile. Pour les planter, 90% des forêts indonésiennes ont été rasées et 1 million d’hectare disparaissent chaque année. En conséquence, les arbres ne jouent plus leur rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre, particulièrement important en ce qui concerne la forêt tropicale, et la libération du CO2 emprisonné lors de la destruction des forêts a un impact très négatif sur l’environnement. Des problèmes se posent aussi pour la biodiversité : plusieurs espèces animales vivant dans ces milieux sont menacées. Une certification a été mise en place concernant une huile de palme «durable», la RSPO, mais cela reste insuffisant puisqu’elle ne contient pas de critères sur la déforestation. L’huile de palme peut se retrouver dans les ingrédients sous plusieurs formes (Sodium Palmate, Palmitate d’Isopropyl)

Malheureusement, aujourd’hui on ne peut faire confiance à aucune grande marque et il faut de préférence s’orienter vers l’artisanat, sans omettre de vérifier tout de même les ingrédients.

Qu’en est il des produits vendus en pharmacie, sont ils plus fiables que ceux de grande distribution ? 

Je peux également donner des exemples de composants à éviter que l’on peut retrouver dans des crèmes vendue en pharmacie, et même prescrites par des médecins et des dermatologues.  

– Glycérol : c’est la partie qui est extraite des savons industriels justement et qui est récupérée pour ce genre de crème.

– Vaseline : C’est un distillat de pétrole, que l’on appelle aussi gelée de pétrole. 

– Parrafine : Les paraffines font partie des huiles minérales. Elles sont obtenues à partir d’un procédé de raffinage du pétrole, où sont extraites de la lignite, des schistes ou de la tourbe (sur les emballages, des dénominations comme paraffinum liquidum, paraffin, ceresin, petrolatum, cera microcristallina, signalent la présence de paraffine). L’huile de paraffine étant issue du pétrole et de l’industrie pétrochimique, son impact écologique, de sa fabrication jusqu’à sa désintégration, est loin d’être nul.

– Cyclométhicone, Diméticone : Soyez à l’affût des ingrédients se terminant par «SILOXANE» «CONE». Ce sont des composés à base de silicone. Ils sont utilisés pour  assouplir, lisser et humidifier. Ils permettent, par exemple, aux produits pour cheveux de sécher plus rapidement et aux crèmes déodorantes de s’appliquer plus facilement. Ils sont également utilisés intensivement dans la fabrication de produits hydratants et de soins pour le visage. 

Attention là ca fait peur ! Le cyclométhicone est un mélange des siloxanes D4, D5 et D6. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails mais des études ont été réalisées et voilà ce qui en est ressorti : Ils sont toxiques, persistants et ont un potentiel de bioaccumulation dans les organismes aquatiques. Ils sont reconnus comme perturbateur endocrinien, c’est-à-dire comme substance toxique pour la reproduction. Des tests menés en laboratoire ont démontré qu’une exposition à de fortes doses de D5 peut causer des tumeurs utérines et des dommages aux systèmes immunitaire et reproducteur. Le D5 peut aussi porter atteinte aux neurotransmetteurs du système nerveux. L’évaluation du D6 a démontré que ce troisième siloxane ne pénètre pas l’environnement en quantité et concentration qui peuvent mettre en danger la santé des humains ou de l’environnement.

Il est impossible de tout lister, beaucoup d’autres ingrédients présents dans ces produits   courrants ne valent pas mieux. Lisez donc bien les étiquettes et notamment celles des produits pour bébés et enfants qui ne sont pas à l’abri d’en contenir également. 

Les cosmétiques bio sont presque tous composé d’HE (huiles essentielles), hors ces dernières ne sont pas recommandées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, quelles solutions s’offrent alors ? 
Bien souvent les huiles essentielles utilisées dans les cosmétiques ont un double emploi, elles vont à la fois parfumer mais ont aussi d’excellentes propriétés pour la peau. Par exemple, l’huile essentielle de Tea Tree est un antibactérien à large spectre, antifongique, antiviral, immunostimulante, en gros pas mieux pour désinfecter. Je l’utilise dans le savon que je propose pour les problèmes d’acné mais aussi dans ma lessive. Les huiles essentielles sont principalement obtenues par distillation, par entraînement à la vapeur d’eau des composés aromatiques volatils de la plante à l’aide d’un alambic. A l’exception des huiles essentielles d’agrumes qui sont extraites par une méthode de pression ou expression à froid de l’écorce ou zeste du fruit, du fait de leur sensibilité à la chaleur. Elles sont extrêmement puissantes, elles contiennent jusqu’à 200 molécules chimiques différentes qui vont agir comme un médicament. Mais elles ont aussi un impact sur le plan énergétique et informationnel. D’une manière générale, les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles sont très variées : antibactériennes, antiseptiques, anti-inflammatoires, calmantes, tonifiantes… On peut les utiliser par voie cutanée (sous forme de massage), par voie olfactive (en les respirant) et hors grossesse par voie interne.

Maintenant pourquoi les huiles essentielles sont déconseillées au femmes enceintes ? Les huiles essentielles pénètrent dans le sang de différentes manières et agissent au niveau de tout l’organisme. Elles atteignent par conséquent le bébé. Toutes les huiles essentielles qui contiennent des cétones sont interdites chez la femme enceinte. Et pour cause, ces substances sont potentiellement neurotoxiques. Exemple : la sauge officinale, la menthe poivrée, l’aneth, le romarin verbénone… Par ailleurs, les huiles essentielles qui ont une action sur le système hormonal sont également à éviter. Pour plus de précaution, on conseille de ne pas utiliser d’huiles essentielles par voie orale pendant toute la durée de la grossesse. Par contre, on retrouve quand même certaines huiles essentielles autorisées pendant la grossesse : l’essence de citron est très efficace pour lutter contre les nausées du premier trimestre. Pour se relaxer, la lavande et la camomille sont conseillées. Voici quand même quelques conseils à respecter si on souhaite utiliser des huiles essentielles en étant enceinte :

– Privilégiez la voie cutanée et la voie olfactive, surtout au premier trimestre
– Concernant le mode d’utilisation : diluez 3 – 4 gouttes d’huile essentielle dans de l’huile végétale puis massez la zone concernée et diffusez vos huiles essentielles dans l’atmosphère grâce à un diffuseur électrique.
– Sauf exception, n’appliquez pas d’huiles essentielles sur la région abdominale et la poitrine durant les neuf mois de votre grossesse.
– Les traitements d’aromathérapie, par voie orale si indispensables, sont généralement courts : entre 1 et 5 jours. Les huiles essentielles agissent vite.
– Demandez toujours conseil à un pharmacien ou un médecin spécialisé avant d’utiliser une huile essentielle. Pas d’automédication, surtout au premier trimestre.
– Achetez vos huiles essentielles dans des magasins spécialisés ou boutiques bio, jamais sur les marchés.
– Utilisez des huiles essentielles de bonne qualité (100 % pures et naturelles) et de marque réputée. Vérifiez toujours la composition, le nom des molécules les plus représentées, le nom du laboratoire, l’organe de la plante qui a été distillé.

Après si les huiles essentielles sont simplement là pour parfumer, et bien le mieux c’est de s’en passer quelques temps… ou alors de trouver des produits contenant des parfums (mais dans ce cas, pas 100% naturel).

Envisages tu de créer toi même une gamme dédiée aux besoins des femmes enceinte ? On sait que c’est une période qui nécessite plus d’attention à sa peau, on est souvent un peu sensible aux odeurs aussi, je trouve qu’il manque dans le secteur du bio, de cosmétiques spécialement dédié à cette période dans laquelle on a pourtant besoin plus que jamais de se sentir bien dans son corps, de se chouchouter et ce sans avoir structer toutes les étiquettes de peur de la composition. 

J’ai déjà quelques savons adaptés pour les femmes enceintes, ne contenant ni parfums, ni huiles essentielles et bien sûr 100% naturel :
– Le Bee Api, qui est un savon à base de beurre de karité et de miel, avec des propriétés très cicatrisantes et hydratantes, qui convient à tous les types de peaux, même atopiques.
 Le Clay des Bulles, à base d’argile rouge et d’argile rose, d’huile de figuier de barbarie, d’huile d’avocat et de macadamia, pour nettoyer également tout en douceur et qui convient à tous les types de peaux.

Par la suite, je développerai un peu plus la gamme, le secteur des cosmétiques reste extrêmement réglementé et la validation des formules avec les tests à passer sont très chers, ce qui m’empêche de développer beaucoup de produits.

On voit de plus en plus de recettes de cosmétiques à faire soi même, néanmoins on a vu que les HE sont très puissantes et peuvent même être dangereuses si on les utilise mal et pas que pour les femmes enceintes, as tu des conseils en la matière ? Peut-on réellement se lancer seul dans des recettes simples ou est il préférable de se «former» un minimum avant de se lancer ? As tu des références (site, livre, salons, événements etc.) à conseiller ? 
Oui les recettes à faire soi-même sont de plus en plus présentes et c’est très bien de pouvoir connaître ce qu’il y a dans les produits qu’on utilise. Après, je pense que le mieux pour les particuliers c’est de pouvoir réaliser des recettes simples avec des ingrédients que nous avons tous dans notre cuisine ou qui se trouvent très facilement, comme par exemple du yaourt, du miel, des flocons d’avoine, du lait, des fruits et des légumes… Il n’y a pas besoin d’aller chercher trop loin et de se casser la tête pour trouver des ingrédients.

Pour nos lectrices lorraines, tu animes toi même des ateliers, peux tu nous en dire plus sur leur déroulement ? Pour les autres, as tu des contacts ou bonnes adresses à partager ? 
Pour les ateliers, j’en organise 2 différents. Le premier pour apprendre à fabriquer des produits cosmétiques soi-même à la maison avec des ingrédients très simples. Je propose de faire durant l’atelier 3 recettes (un masque pour le visage, un gommage et la dernière recette varie, je laisse le choix ) On repart avec les produits qu’on a fait (personnalisés en fonction de son type de peau) et un livret de recettes simples pour en refaire à la maison. Le second pour apprendre et fabriquer soi-même son savon saponifié à froid. J’explique les différences entre toutes les possibilités pour fabriquer des savons, les propriétés des huiles à utiliser… Et de même, on fabrique ensuite un savon personnalisé à son type de peau. Pour les lectrices loin de la Lorraine, il y a des ateliers qui se multiplient un peu partout, petit conseil : préférez toujours un petit artisan qui fabrique du savon A FROID.

Tu vas prochainement lancer une gamme de produits ayurvédique, peux tu nous en dire plus sur le concept ? Est ce que comme pour la nourriture, il s’agit d’adapter ses cosmétiques en fonction de son dosha ?
Oui, le concept est lancé, je me suis fait aider pour utiliser les bons ingrédients et les essais ont été réalisés, les formules sont validées. Ca fonctionne de la même façon que pour la nourriture, d’ailleurs j’incorpore des ingrédients culinaires dedans (jus de carotte fraichement pressé, thé vert, cannelle…) et à chacun son savon en fonction de son dosha. Les essais réalisés sont vraiment très concluants et j’ai hâte qu’il puisse sortir, ça va me demander encore un peu de temps car je dois monter des dossiers, faire valider la sécurité etc. ce qui prend énormément de temps.

Pour finir as tu des petits conseils beauté, des produits à conseiller pour se chouchouter naturellement et simplement ?
Pour se chouchouter, pas besoin de courir dans plusieurs magasins pour trouver les ingrédients dont ont a besoin. Je suis sûre qu’on a toutes les ingrédients qu’il faut dans le placard et le frigo. Les fruits et les légumes sont excellents pour la santé mais aussi pour la peau.

Un masque exfoliant visage, pour les peaux sèches et sensibles :
50 g d’une poire très mûre, ½ cuillère à soupe de miel, 1 cuillère à café de yaourt et 5 cuillère à soupe de poudre d’amande, on mélange tout au mixeur pendant 30 secondes et c’est prêt. On applique ce masque en faisant des mouvements circulaires, cela va permettre d’éliminer toutes les cellules mortes et les impuretés.

Un masque tonifiant visage, pour les peaux grasses :
50 g de concombre, 6 feuilles de menthe, 1 cuillère à soupe de yaourt, 6 cuillères à soupe de farine.On mixe tout pendant 20 secondes. On applique ensuite en grosse couche sur le visage et on laisse agir 3 minutes avant de rincer. Le concombre est excellent pour purifier la peau et réguler les peaux à tendance grasse.

Pour avoir des cheveux brillant, une lotion de rinçage :
20 g de riz à mixer très finement 30 secondes, ensuite on ajoute 20 ml de rhum et 20 ml de vinaigre de cidre. On mixe à nouveau 20 secondes et la lotion de rinçage est prête. Il suffit d’appliquer la pâte sur les cheveux, laisser poser 5 min et rincer. Le vinaigre à la capacité de dissoudre les sels minéraux, d’éliminer le calcaire, d’apporter brillance et éclat aux cheveux.

Ce sont des recettes «fraiches» qui ne peuvent pas être conservées, à utiliser de préférence dans la journée de la préparation.

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Un grand merci à Sophie, d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions, en espérant que ces explications vous aideront à mieux décrypter les étiquettes et choisir vos cosmétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DIY – Sacs de courses

Suite à l’article sur les sacs jetables, voilà un petit tuto facile et économique pour réaliser vos propres sacs durables.

Le matériel :

– Une machine à coudre, c’est mieux.
Notez que la mienne dont je me sers régulièrement depuis un an et ma mère avant moi depuis quelques années, est une machine de chez Lidl et pas une machine hors de prix de compet’
– Un vieux vêtement
Si le sac est destiné à recueillir un produit qui sera pesé (vrac ou fruits&légumes) préférez le bien sûr le plus léger possible afin que ça n’ai pas d’incidence sur votre pesée.
– Des aiguilles
– Des ciseaux
– Du biais ou ruban

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Commencez par couper dans votre vêtement ou bout tissus la partie que vous voulez/pouvez garder pour faire le sac. Ici c’est un Polo, je coupe donc sous les manches. Les surplus me serviront de chiffons divers. Pour gagner du temps, je coupe à main levée sans aucun tracé, l’avantage de la forme de ces sacs c’est que même si vous n’êtes pas totalement droit, ça ne se verra pas au final.

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Une fois votre pièce coupée, repliez un côté comme pour faire un petit ourlet, de façon à pouvoir laisser passer le ruban qui servira à le fermer. N’hésitez pas à le faire un peu large, si c’est trop serré vous allez perdre du temps à passer le ruban dedans et le sac sera également plus difficile à ouvrir/fermer à utilisation, si le ruban ne glisse pas bien.

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Ensuite venez coudre ce côté d’un point droit simple. Passez ensuite le ruban dedans et nouez les bouts pour éviter que le biais ne glisse à l’intérieur de l’ourlet.

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Pliez ensuite votre pièce en deux, c’est le côté qui sera l’intérieur que vous devez voir. Vous remarquerez qu’à ce stade mon tissus n’est pas du tout régulier mais peu importe, car justement ce sera l’intérieur et que ça ne sera donc pas visible.

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Commencez par coudre le côté, en pensant bien à ne pas partir de trop haut pour ne pas venir coudre sur la sortir de votre ourlet, là ou glissera votre ruban. Puis terminez par la partie basse du sac, de la même façon.

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Retournez votre pièce et voilà votre joli sac !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

 

 

 

 

Les sacs jetables

S’il y a une chose pour laquelle je reste très perplexe en matière de consommation, c’est bien l’utilisation de sacs jetables, tant mon incompréhension en la matière reste absolue. Le décalage entre la simplicité de se passer de sac jetable et les désastres environnementaux que leur utilisation plus qu’intensive génère, me sidère.

Je mets au défi quiconque de me donner une excuse valable de continuer à consommer des sacs jetables, à part une immense flemme peut être et encore… Personne ne pourra me dire que c’est compliqué ou encore trop cher d’utiliser des sacs réutilisables, puisque par définition, une fois que vous aurez vos sacs réutilisables pour chaque usage, vous n’aurez plus besoin de les remplacer. CQFD !

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Mon équipement perso se compose d’un magnifique cabas à roulettes de grande classe (on fait nos courses à pieds) de grands sacs en tissus (achetés 1e pièce dans un magasin bio) pour les courses, les passages à la pharmacie, boulangerie, marché etc etc. partout où malgré la loi, on continue de me proposer trop régulièrement des sacs jetables, ce qui a le don de m’exaspérer profondément. Et enfin des plus petits (faits maison) que j’utilise pour le vrac et les fruits et légumes. Bref, un équipement de base assez simple, pour une organisation sommes toutes aussi simple, puisque partir avec ses propres sacs ne me parait pas un truc dingue à faire ?

Arrêtons de compter sur des lois fantômes, sur des solutions soit disant écologiques comme les sacs en amidon de maïs ou de patates. Car s’ils sont soit disant biodégradables (des scientifiques s’interrogent déjà, puisque composés à seulement 30% de matière organique et toujours composés de plastique, celui ci pourrait se retrouver dans la nature sous forme de petites particules). Perso j’aurai moyennement envie de m’embêter à faire mon propre compost pour faire pousser mes propres tomates, si c’est finalement pour bouffer de la particule de plastoc’, je dis ça, je dis rien. Qui plus est qui a de toutes façons un composteur a disposition pour y « recycler » ces nouveaux sacs ? Car sans cela, ces nouveaux sacs finiront comme les précédents : brulés, enfouis ou perdus dans la nature et les océans, là ou ils causent le plus de dommages sur toute la faune et la flore marine. Ce sera peut être même pire, si les gens pensent réellement que laisser ces sacs dans la nature n’a plus aucune incidence.

De plus, n’est il pas totalement inapproprié de se lancer dans la production de sacs utilisant des denrées alimentaires, à l’heure où la moitié de la planète ne mange pas à sa faim ? Sans parler du fait que cette nouvelle surproduction de sacs va encore engendrer une culture intensive pour répondre à la demande énorme ( on compte en milliards rien qu’en France les sacs jetables qui sont utilisés chaque année ) et qui dit culture intensive dit réquisition de terres, d’eau, utilisation de pesticides et d’OGM pour augmenter le rendement. Tout ça pour fabriquer des sacs destinés à être jetés !? Quand va-t-on arrêter de marcher sur la tête en inventant des solutions qui n’en sont pas, alors que de vraies solutions simples, économiques, écologiques, bref tout simplement logiques, existent.

Alors soyons simplement logiques et arrêtons les sacs jetables !

Et comme je suis hyper sympa, pour ceux qui voudraient se lancer dans la confection de leurs propres sacs, j’ai même fait un petit tuto pour recycler vos vieux vêtements.

 

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Le défi vegan

Hier soir mon amie Julie est venue me parler du défi végan, qui nous arrive tout droit du Quebec. Je n’ai jamais été vegan, j’ai par contre été végétarienne pendant plusieurs années, avant de réintroduire un peu de viande et de poisson dans mon alimentation. Je suis donc dans le jargon, flexitarienne. Si, si, ça existe ! Personnellement je déteste les étiquettes, je trouve ça plus segmentant qu’autre chose et la division n’apporte jamais rien de bon à mon sens. Je ne viens donc pas ici pour faire du prosélytisme, et encore moins lancer de débat sur le sujet.

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Que vous ne souhaitiez pas manger de viande par éthique, ou que vous vous considériez carnivore par nature, c’est votre choix. Néanmoins les études sont formelles sur le sujet, la sur-consommation de viande ET de poisson, dans leurs formes actuelles sont un désastre écologique et de fait, sont de plus en plus mauvaises pour la santé également. Voir l’article que j’ai consacré aux sacs jetables, qui finiront dans les océans, avant de revenir dans les estomacs des poissons que vous mettez dans vos assiettes. Tout est lié. Le retour à un mode de consommation plus raisonné est donc indispensable aujourd’hui, d’où la présence de ce sujet dans le cadre du défi green blog.

Alors le défi végan-21 jours, qu’est ce que c’est ? Tout droit venu de Montréal, il est né d’une initiative du festival végane de Montréal et il est géré par une équipe de bénévole, déjà ça j’aime bien. On vous propose certes d’acheter un livre pour vous accompagner, mais le site + la page Facebook + le groupe Facebook + les pdf mis à disposition + le suivi par mail que vous recevez en vous inscrivant au défi, ne vous oblige pas à acheter le livre pour pouvoir suivre.

D’ailleurs, personnellement je ne l’achèterai pas, déjà parce que je suis dans une démarche de consommation raisonnée et que si j’achetais des livres sur tous les sujets ou initiatives qui m’intéressent, je ne m’en sortirais pas. Et qui plus est, je ne souhaite pas suivre ce défi pour le respecter à la lettre, mais simplement pour y trouver des idées, des astuces et échanger avec les autres participants. Et c’est là justement que réside tout l’intérêt de ce défi je trouve, peu importe que vous soyez déjà végan convaincu ou simplement curieux d’une alimentation différente et à la recherche d’idées nouvelles, tout le monde peut y trouver un intérêt.

L’alimentation végétale peut être festive, variée, colorée, parfumée, bien loin des clichés qu’on en a souvent. Néanmoins c’est une cuisine qui se découvre et s’apprend, et lorsqu’on débute, seul, ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver et d’avoir des idées. Cet accompagnement peut donc être une super aide pour qui souhaite découvrir les trésors de l’alimentation végétale, qu’on la souhaite exclusive ou non.

Le défi commence aujourd’hui, 1er mai et ce pour 21 jours donc. Mais bien sûr, vous pouvez toujours le prendre en route et le suivre comme bon vous semble !

 

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Journée internationale de la terre nourricière

Le principe de « la journée de » est un truc qui m’exaspère généralement plus qu’autre chose. Cette satanée « journée de la femme », où l’on vient nous rabâcher toute la journée qu’il y a encore taaaaaant d’inégalités entre les hommes et les femmes, tout ça pour faire quoi au final… Ah bah rien, dites donc ! On le constate une fois par an, c’est déjà pas mal, faudrait pas trop en demander non plus ! Bref les journées de, ne font que me rappeler que les 364 autres jours de l’année on s’en carre plutôt le coquillard !

D’ailleurs le nom complet de cette journée est « Journée internationale de la terre nourricière », noterez l’ironie de la place accordée à la terre mère, et aux femmes qui la peuplent : Une journée chacune, youhou ! M’enfin puisque cette journée existe, autant essayer d’en faire quelque chose.

Cette année le thème de la journée c’est « L’environnement et l’éducation aux changements climatiques : L’éducation est un élément essentiel du progrès. Nous devons construire une citoyenneté mondiale qui maîtrise les questions liées aux changements climatiques et qui est consciente des risques sans précédent pour notre planète si nous ne prenons pas des mesures urgentes pour lutter contre les effets des changements climatiques. Nous devons faire en sorte que chacun et chacune puisse porter l’action climat, défendre et protéger l’environnement. » ( texte des nations unies)

Et bien sûr je ne peux qu’être d’accord avec ça. Alors même si je n’aurai jamais la prétention d’essayer d’éduquer qui ce soit (d’ailleurs je déteste ce mot) avec ce blog et plus particulièrement ce défi green blog, c’est bien ce but qui m’anime : Essayer de partager avec tous ceux qui le souhaitent, des idées pour essayer d’insuffler un vent nouveau sur cette planète qui a besoin de nous, et dont nous avons tout autant besoin. Et même plus, car nul doute qu’elle saurait très bien se débrouiller sans nous, alors que nous… non.

Donc en l’honneur de notre Mère Terre et de la journée qu’on a bien voulu lui accorder, j’apporte ma petite pierre à l’édifice en vous sélectionnant une petite liste non exhaustive de documentaires inspirants.

Solutions locales pour un désastre global de Coline Serreau

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Disponible sur internet et en DVD 

Demain le film de Cyril Dion et Mélanie Laurent

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Disponible en DVD et en livre 

En quête de sens de Marc De La Ménardière et Nathanaël Coste

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Disponible sur internet et en DVD

Avant le déluge de Fisher Stevens avec Léonardo DiCaprio

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Disponible sur internet et en DVD

Pierre Rabhi – Au nom de la terre de Marie-Dominique Dhelsing

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Disponible en DVD 

L’éveil de la permaculture d’Adrien Bellay

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Actuellement au cinéma 

Et pour ceux à qui ça aurait donné des envies de réalisation, allez faire un tour du côté de Kamea Meah. En vous souhaitant de bons films et n’hésitez pas à partager d’autres références inspirantes en commentaire, si vous en avez.

 

La pollution internet

En tant que blogueuse mais surtout graphiste de profession, il ne se passe pas une journée sans que je n’allume mon ordinateur et n’utilise internet. Je suis donc tout particulièrement concernée par cette pollution, invisible, mais néanmoins bien réelle et impactante.

Si nous n’y pensons pas ou l’oublions au quotidien, notre consommation internet à un réel impact écologique. Les data centers du réseau internet sont de plus en plus energivore et plus nous consommerons, plus ils consommeront d’énergie également. Nombre de métiers à l’image du mien, utilisent aujourd’hui internet quotidiennement et ce tous secteurs confondus, sans parler de notre consommation de loisirs. Si internet est devenu indispensable dans nombre de domaines, quelques gestes simples peuvent néanmoins faire baisser notre consommation énergétique.

 

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Allumez une petite lampe à pétrole, ressortez votre vieille machine à écrire… Mais non je déconne. Cela dit y a pas, c’est quand même vachement plus classe qu’un ordi. Oui on peut réduire sa pollution internet sans « revenir à l’âge de pierre » (palme de la mauvaise foi ultime, de la justification « je peux pas être écolo ») et non ça ne sert pas à rien, car chaque geste compte et d’autant plus dans un domaine qui concerne des milliards d’utilisateurs, dont le changement d’utilisation pourrait avoir un réel impact si-gni-fi-ca-tif ! oui oui !

Petite liste non exhaustive de trucs simples qu’on peut faire :

– Il faut savoir que lire en ligne et encore plus regarder des vidéos en ligne, consomme énormément d’énergie. Dans la mesure du possible, limiter cette pratique en enregistrant directement PDF, vidéos, musique etc. sur son ordinateur plutôt que de les consulter connectés, sera moins energivore.

– Les clouds et autres boites mails débordantes demandent également beaucoup d’énergie, en gros plus vous stockez en ligne, plus vous consommez. Alors après avoir partagé l’album d’anniversaire de baby chouchou avec toute la famille, pensez à le retirer du serveur. Préférez stocker vos documents importants sur vos ordinateurs plutôt qu’en ligne. Désabonnez vous des pubs et autres newsletters que vous ne consultez pas, et pensez à nettoyer régulièrement vos boites mails.

– N’envoyez pas de mail inutilement, à moult utilisateurs. Au boulot si vous avez quelque chose à dire à votre collègue, allez le voir. C’est bon pour la convivialité et pour votre fessier ! Optimisez vos pièces jointes, zippez les documents lourds et SURTOUT SURTOUT arrêtez les images en signature automatique. Je suis graphiste et je dois donc vous le dire, les bannières de signature c’est ringard et dans 99,9% des cas, très moche. Et ça consomme un max ! Donc sauvez nos yeux, sauvez la planète et virez moi ça, merci.

– Créez vous une liste de favoris pour aller directement aux adresses des sites que vous consultez régulièrement, plutôt que de passer par des requêtes web pour y accéder. Et quitte à utiliser un moteur de recherche, préférez le écolo. Au moins la pollution générée par vos recherches sera redistribuée dans des projets écologiques : Lilo – Ecosia

Rien de bien compliqué non ? Et pourtant c’est bien utile !

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas tout faire, qu’il ne faut rien faire. 😉

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