La nouvelle norme ISO dans les cosmétiques.

Vous en avez peut être déjà entendu parler, une nouvelle norme ISO16128 venant réglementer le contenu des cosmétiques, va entrer en vigueur à la fin de l’année. Cette norme que dit-elle exactement et quelles vont être les conséquences ?

Deux choses. Tout d’abord, cette nouvelle norme autorise tous les produits issus de la nature à être considérés comme « naturels ». Ainsi toutes les substances issues de la pétrochimie, puisque le pétrole est un produit issus de la nature, pourront être greenwashés et présentés comme des produits naturels. Deuxièmement, cette norme ne demande aucun pourcentage minimum pour qu’un produit puisse être qualifié de biologique.

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Les conséquences de cette norme c’est avant tout, qu’elle ouvre la porte à tous les grands groupes industriels qui vont sauter sur l’occasion pour greenwasher et envahir le marché à grands coups d’accroches « produits naturels » « produits issus de la nature » « certifié ISO » etc. et ainsi venir perdre encore plus le consommateur.

Que faire alors pour s’y retrouver ? Fiez-vous aux labels exigeants et ne vous arrêtez pas à une simple appellation bio ou produit naturel, ou a un packaging greenwhashé. Le site de slowcosmétique par exemple est très bien fait, ils sont très exigeants sur les produits qu’ils mettent en vente et les notent. Ils apportent aussi beaucoup de conseils pour apprendre à s’y retrouver en cosmétique naturelle. Puisque le mieux reste encore d’apprendre à lire les étiquettes pour savoir quels produits éviter de consommer.

Pour vous aider à y voir un peu plus clair et à comprendre les dessous de la cosmétique, je vous (re)partage ci dessous l’interview que j’avais réalisé de Sophie, jeune entrepreneuse dans la slow cosmétique.

Sophie peux tu nous expliquer ton parcours, tes études et ce qui t’as finalement amené à créer ta propre marque de cosmétique bio ? 
J’ai passé une licence en biologie, biochimie et biotechnologie, ce qui m’a permis notamment d’acquérir des connaissances dans les formules chimiques, les calculs de matières, les réactions chimiques… qui me sont d’une grande d’aide aujourd’hui. Ensuite, j’ai fait des études en agroalimentaire où j’ai travaillé durant 2 années dans un laboratoire d’analyses, puis j’ai passé un Master en ayant pour objectif de travailler dans le secteur de la production et de l’amélioration continue. Partant du principe que l’amélioration est infinie. J’ai ensuite quitté la France pour travailler à l’étranger en tant que responsable de production dans une entreprise agroalimentaire. Mais le fonctionnement me déplaisait et je ne suis pas vraiment en adéquation avec le fait de réduire les coûts au dépend de la qualité. Je suis donc revenue à mes racines lorraines. Je n’avais pas de contrat fixe, je changeais régulièrement de travail et entre temps j’étais à la maison et je m’ennuyais. J’ai toujours aimé fabriquer mes produits cosmétiques moi-même de façon la plus naturelle possible et c’est ce que je faisais pendant que je m’ennuyais à la maison. J’ai commencé à fabriquer pour moi, puis pour ma famille, ensuite pour des amis. J’avais de très bons retours sur les produits que je faisais, alors après un an (temps dont j’ai eu besoin pour valider les formules définitives) j’ai décidé de me lancer et d’en faire profiter les plus grand nombre.
 
On entend de plus en plus parler des dangers que peuvent représenter les cosmétiques industriels, peux tu nous en dire plus ? 
C’est certain ! On est entouré de produits cosmétiques remplis de substances dangereuses, non seulement pour notre santé mais également pour la planète. Le problème c’est que l’on manque d’information et qu’on fait confiance à la publicité. On voit un shampoing à l’huile d’avocat et on se dit génial ça doit être naturel alors que c’est le seul ingrédient qui sera «clean» dans le produit. Malheureusement aujourd’hui, il faut tout vérifier et les ingrédients sont une des seules manières d’être vraiment sûr de la composition.

On est alors tenté de se tourner vers les cosmétiques bio, mais ils ne sont pas toujours très propre dans leur composition non plus. Tous ne s’engagent pas dans le fait de ne pas tester leurs produits sur des animaux, certains contiennent même du squalène animal ou encore de l’huile palme. Des produits qui ne sont peut être pas nocifs pour notre santé, mais qui le sont pour celle de la planète, comment s’y retrouver dans tout cela ? Lire les étiquettes des cosmétiques bio n’est pas toujours plus facile que pour ceux des grands industriels, as tu des conseils, recommandations, marques ou labels fiables ? 
Effectivement, le label bio a ses limites. C’est pourquoi, il faut absolument vérifier les ingrédients. Ils sont donnés en langage INCI ce qui peut être difficile à déchiffrer. Je vais donner des exemples de composants de cosmétiques fréquents à éviter en vous expliquant pourquoi.

– Les huiles minérales sont fabriquées à partir de pétrole. Elles empêchent la peau de respirer en formant un film occlusif. De plus, elles sont extrêmement mauvaises pour l’environnement.  Elles peuvent provoquer des réactions allergiques, la sécheresse de la peau et l’obstruction de ses pores. On les retrouve sous ces noms : Paraffinum liquidum, Cera microcristallina, Mineral Oil, Petrolatum.

– Les silicones sont bien tolérés par la peau mais il ne faudrait pas s’y méprendre, ils ne la nourrissent absolument pas, mais surtout ils mettent des centaines d’années à se dégrader.

– Les polymères ont les mêmes caractéristiques que les silicones et sont aussi utilisés comme émulsifiant. Ils sont obtenus à partir de chimie lourde et très polluante, avec l’usage de gaz toxiques. Voici les noms à éviter : PEG, PPG, cellulose, crosspolymer, polypropylène.

– Les sels d’aluminium sont des agents anti-transpirants. Ils sont suspectés d’être cancérigènes et d’avoir un impact sur le système nerveux à long terme. Vous les retrouvez dans la liste des ingrédients avec une terminaison Aluminium.

– Les SLS sous le nom de Sodium Lauryl Sulfate ou Sodium Laureth Sulfate, sont des ingrédients qui produisent de la mousse. Ils sont extrêmement irritants et desséchants pour la peau et sont très mauvais pour l’organisme.

– Les parabènes sont des conservateurs suspectés d’être cancérigènes. Ils sont souvent utilisés car ils sont stables et facile d’utilisation. On les retrouve sous plusieurs noms avec la terminaison parabens.

– L’EDTA est un conservateur et antioxygène mais c’est un polluant TRES toxique. Il est utilisé de différentes façons notamment dans l’industrie de la photo ou du papier. Il sert également d’anti-tartre. Il est très mauvais pour l’environnement car il finit dans les stations d’épuration non détérioré en fin de chaîne de retraitement des eaux. 

– Le formaldéhyde est un ingrédient cancérigène et allergène. On le retrouve sous différents noms, dont aucun ne donne envie de se le mettre sur la peau et pourtant… Quaternium 15, Quaternium 18, Polyquaternium 10, DMDM Hydantoin, Chlorphenesin, Diazolidinyl uurea, Methylisothiazolinone …

En ce qui concerne les labels, Ecocert impose par exemple qu’au moins 10% des ingrédients soient issus de l’agriculture biologique. Ce qui reste assez faible. Le meilleur moyen reste donc la vérification de l’étiquetage. Il faut également savoir qu’un produit cosmétique 100% bio n’existe que très rarement, simplement dû à sa composition. Tout d’abord, un cosmétique est principalement composé d’eau. Or, l’eau ne peut être déclarée biologique. Ensuite, un cosmétique bio n’est pas constitué uniquement de matière d’origine végétale mais également de substances minérales comme l’argile ou les pigments qui de par leur nature même, ne peuvent pas suivre les règles de l’agriculture biologique. Enfin, les cahiers des charges autorisent toujours une partie d’ingrédients synthétiques. Et c’est là où est le problème…

De manière générale, au niveau des savons et gels douches, je conseille l’utilisation de savon saponifiés à froid. La différence de ces savons avec les productions industrielles c’est que la glycérine produite reste dans le savon et permet l’hydratation de la peau. De plus, les huiles ne sont pas chauffées à haute température pour permettre de conserver toutes leurs propriétés. Ils ne contiennent pas non plus d’EDTA ni d’autres substances dangereuses.


Concernant les expérimentations sur les animaux et l’utilisation de produits provenant des animaux, c’est quelque chose que je bannis entièrement. Le squalène (extrait de l’huile de foie de requin) est utilisé encore en cosmétique ainsi que dans les vaccins afin de renforcer la réponse immunitaire.

Pour l’huile de palme de nombreuses polémiques ont éclatées, notamment sur leur utilisation en grand nombre dans les produits alimentaires puisque c’est une huile beaucoup moins chère. Un palmier à huile peut produire 40 kg d’huile chaque année et a une durée de vie d’une trentaine d’années. Le problème c’est l’impact écologique qu’à le palmier à huile. Pour les planter, 90% des forêts indonésiennes ont été rasées et 1 million d’hectare disparaissent chaque année. En conséquence, les arbres ne jouent plus leur rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre, particulièrement important en ce qui concerne la forêt tropicale, et la libération du CO2 emprisonné lors de la destruction des forêts a un impact très négatif sur l’environnement. Des problèmes se posent aussi pour la biodiversité : plusieurs espèces animales vivant dans ces milieux sont menacées. Une certification a été mise en place concernant une huile de palme «durable», la RSPO, mais cela reste insuffisant puisqu’elle ne contient pas de critères sur la déforestation. L’huile de palme peut se retrouver dans les ingrédients sous plusieurs formes (Sodium Palmate, Palmitate d’Isopropyl)

Malheureusement, aujourd’hui on ne peut faire confiance à aucune grande marque et il faut de préférence s’orienter vers l’artisanat, sans omettre de vérifier tout de même les ingrédients.

Qu’en est il des produits vendus en pharmacie, sont ils plus fiables que ceux de grande distribution ? 

Je peux également donner des exemples de composants à éviter que l’on peut retrouver dans des crèmes vendue en pharmacie, et même prescrites par des médecins et des dermatologues.  

– Glycérol : c’est la partie qui est extraite des savons industriels justement et qui est récupérée pour ce genre de crème.

– Vaseline : C’est un distillat de pétrole, que l’on appelle aussi gelée de pétrole. 

– Parrafine : Les paraffines font partie des huiles minérales. Elles sont obtenues à partir d’un procédé de raffinage du pétrole, où sont extraites de la lignite, des schistes ou de la tourbe (sur les emballages, des dénominations comme paraffinum liquidum, paraffin, ceresin, petrolatum, cera microcristallina, signalent la présence de paraffine). L’huile de paraffine étant issue du pétrole et de l’industrie pétrochimique, son impact écologique, de sa fabrication jusqu’à sa désintégration, est loin d’être nul.

– Cyclométhicone, Diméticone : Soyez à l’affût des ingrédients se terminant par «SILOXANE» «CONE». Ce sont des composés à base de silicone. Ils sont utilisés pour  assouplir, lisser et humidifier. Ils permettent, par exemple, aux produits pour cheveux de sécher plus rapidement et aux crèmes déodorantes de s’appliquer plus facilement. Ils sont également utilisés intensivement dans la fabrication de produits hydratants et de soins pour le visage. 

Attention là ca fait peur ! Le cyclométhicone est un mélange des siloxanes D4, D5 et D6. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails mais des études ont été réalisées et voilà ce qui en est ressorti : Ils sont toxiques, persistants et ont un potentiel de bioaccumulation dans les organismes aquatiques. Ils sont reconnus comme perturbateur endocrinien, c’est-à-dire comme substance toxique pour la reproduction. Des tests menés en laboratoire ont démontré qu’une exposition à de fortes doses de D5 peut causer des tumeurs utérines et des dommages aux systèmes immunitaire et reproducteur. Le D5 peut aussi porter atteinte aux neurotransmetteurs du système nerveux. L’évaluation du D6 a démontré que ce troisième siloxane ne pénètre pas l’environnement en quantité et concentration qui peuvent mettre en danger la santé des humains ou de l’environnement.

Il est impossible de tout lister, beaucoup d’autres ingrédients présents dans ces produits   courrants ne valent pas mieux. Lisez donc bien les étiquettes et notamment celles des produits pour bébés et enfants qui ne sont pas à l’abri d’en contenir également. 

Les cosmétiques bio sont presque tous composé d’HE (huiles essentielles), hors ces dernières ne sont pas recommandées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, quelles solutions s’offrent alors ? 
Bien souvent les huiles essentielles utilisées dans les cosmétiques ont un double emploi, elles vont à la fois parfumer mais ont aussi d’excellentes propriétés pour la peau. Par exemple, l’huile essentielle de Tea Tree est un antibactérien à large spectre, antifongique, antiviral, immunostimulante, en gros pas mieux pour désinfecter. Je l’utilise dans le savon que je propose pour les problèmes d’acné mais aussi dans ma lessive. Les huiles essentielles sont principalement obtenues par distillation, par entraînement à la vapeur d’eau des composés aromatiques volatils de la plante à l’aide d’un alambic. A l’exception des huiles essentielles d’agrumes qui sont extraites par une méthode de pression ou expression à froid de l’écorce ou zeste du fruit, du fait de leur sensibilité à la chaleur. Elles sont extrêmement puissantes, elles contiennent jusqu’à 200 molécules chimiques différentes qui vont agir comme un médicament. Mais elles ont aussi un impact sur le plan énergétique et informationnel. D’une manière générale, les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles sont très variées : antibactériennes, antiseptiques, anti-inflammatoires, calmantes, tonifiantes… On peut les utiliser par voie cutanée (sous forme de massage), par voie olfactive (en les respirant) et hors grossesse par voie interne.

Maintenant pourquoi les huiles essentielles sont déconseillées au femmes enceintes ? Les huiles essentielles pénètrent dans le sang de différentes manières et agissent au niveau de tout l’organisme. Elles atteignent par conséquent le bébé. Toutes les huiles essentielles qui contiennent des cétones sont interdites chez la femme enceinte. Et pour cause, ces substances sont potentiellement neurotoxiques. Exemple : la sauge officinale, la menthe poivrée, l’aneth, le romarin verbénone… Par ailleurs, les huiles essentielles qui ont une action sur le système hormonal sont également à éviter. Pour plus de précaution, on conseille de ne pas utiliser d’huiles essentielles par voie orale pendant toute la durée de la grossesse. Par contre, on retrouve quand même certaines huiles essentielles autorisées pendant la grossesse : l’essence de citron est très efficace pour lutter contre les nausées du premier trimestre. Pour se relaxer, la lavande et la camomille sont conseillées. Voici quand même quelques conseils à respecter si on souhaite utiliser des huiles essentielles en étant enceinte :

– Privilégiez la voie cutanée et la voie olfactive, surtout au premier trimestre
– Concernant le mode d’utilisation : diluez 3 – 4 gouttes d’huile essentielle dans de l’huile végétale puis massez la zone concernée et diffusez vos huiles essentielles dans l’atmosphère grâce à un diffuseur électrique.
– Sauf exception, n’appliquez pas d’huiles essentielles sur la région abdominale et la poitrine durant les neuf mois de votre grossesse.
– Les traitements d’aromathérapie, par voie orale si indispensables, sont généralement courts : entre 1 et 5 jours. Les huiles essentielles agissent vite.
– Demandez toujours conseil à un pharmacien ou un médecin spécialisé avant d’utiliser une huile essentielle. Pas d’automédication, surtout au premier trimestre.
– Achetez vos huiles essentielles dans des magasins spécialisés ou boutiques bio, jamais sur les marchés.
– Utilisez des huiles essentielles de bonne qualité (100 % pures et naturelles) et de marque réputée. Vérifiez toujours la composition, le nom des molécules les plus représentées, le nom du laboratoire, l’organe de la plante qui a été distillé.

Après si les huiles essentielles sont simplement là pour parfumer, et bien le mieux c’est de s’en passer quelques temps… ou alors de trouver des produits contenant des parfums (mais dans ce cas, pas 100% naturel).

Envisages tu de créer toi même une gamme dédiée aux besoins des femmes enceinte ? On sait que c’est une période qui nécessite plus d’attention à sa peau, on est souvent un peu sensible aux odeurs aussi, je trouve qu’il manque dans le secteur du bio, de cosmétiques spécialement dédié à cette période dans laquelle on a pourtant besoin plus que jamais de se sentir bien dans son corps, de se chouchouter et ce sans avoir structer toutes les étiquettes de peur de la composition. 

J’ai déjà quelques savons adaptés pour les femmes enceintes, ne contenant ni parfums, ni huiles essentielles et bien sûr 100% naturel :
– Le Bee Api, qui est un savon à base de beurre de karité et de miel, avec des propriétés très cicatrisantes et hydratantes, qui convient à tous les types de peaux, même atopiques.
 Le Clay des Bulles, à base d’argile rouge et d’argile rose, d’huile de figuier de barbarie, d’huile d’avocat et de macadamia, pour nettoyer également tout en douceur et qui convient à tous les types de peaux.

Par la suite, je développerai un peu plus la gamme, le secteur des cosmétiques reste extrêmement réglementé et la validation des formules avec les tests à passer sont très chers, ce qui m’empêche de développer beaucoup de produits.

On voit de plus en plus de recettes de cosmétiques à faire soi même, néanmoins on a vu que les HE sont très puissantes et peuvent même être dangereuses si on les utilise mal et pas que pour les femmes enceintes, as tu des conseils en la matière ? Peut-on réellement se lancer seul dans des recettes simples ou est il préférable de se «former» un minimum avant de se lancer ? As tu des références (site, livre, salons, événements etc.) à conseiller ? 
Oui les recettes à faire soi-même sont de plus en plus présentes et c’est très bien de pouvoir connaître ce qu’il y a dans les produits qu’on utilise. Après, je pense que le mieux pour les particuliers c’est de pouvoir réaliser des recettes simples avec des ingrédients que nous avons tous dans notre cuisine ou qui se trouvent très facilement, comme par exemple du yaourt, du miel, des flocons d’avoine, du lait, des fruits et des légumes… Il n’y a pas besoin d’aller chercher trop loin et de se casser la tête pour trouver des ingrédients.

Pour nos lectrices lorraines, tu animes toi même des ateliers, peux tu nous en dire plus sur leur déroulement ? Pour les autres, as tu des contacts ou bonnes adresses à partager ? 
Pour les ateliers, j’en organise 2 différents. Le premier pour apprendre à fabriquer des produits cosmétiques soi-même à la maison avec des ingrédients très simples. Je propose de faire durant l’atelier 3 recettes (un masque pour le visage, un gommage et la dernière recette varie, je laisse le choix ) On repart avec les produits qu’on a fait (personnalisés en fonction de son type de peau) et un livret de recettes simples pour en refaire à la maison. Le second pour apprendre et fabriquer soi-même son savon saponifié à froid. J’explique les différences entre toutes les possibilités pour fabriquer des savons, les propriétés des huiles à utiliser… Et de même, on fabrique ensuite un savon personnalisé à son type de peau. Pour les lectrices loin de la Lorraine, il y a des ateliers qui se multiplient un peu partout, petit conseil : préférez toujours un petit artisan qui fabrique du savon A FROID.

Tu vas prochainement lancer une gamme de produits ayurvédique, peux tu nous en dire plus sur le concept ? Est ce que comme pour la nourriture, il s’agit d’adapter ses cosmétiques en fonction de son dosha ?
Oui, le concept est lancé, je me suis fait aider pour utiliser les bons ingrédients et les essais ont été réalisés, les formules sont validées. Ca fonctionne de la même façon que pour la nourriture, d’ailleurs j’incorpore des ingrédients culinaires dedans (jus de carotte fraichement pressé, thé vert, cannelle…) et à chacun son savon en fonction de son dosha. Les essais réalisés sont vraiment très concluants et j’ai hâte qu’il puisse sortir, ça va me demander encore un peu de temps car je dois monter des dossiers, faire valider la sécurité etc. ce qui prend énormément de temps.

Pour finir as tu des petits conseils beauté, des produits à conseiller pour se chouchouter naturellement et simplement ?
Pour se chouchouter, pas besoin de courir dans plusieurs magasins pour trouver les ingrédients dont ont a besoin. Je suis sûre qu’on a toutes les ingrédients qu’il faut dans le placard et le frigo. Les fruits et les légumes sont excellents pour la santé mais aussi pour la peau.

Un masque exfoliant visage, pour les peaux sèches et sensibles :
50 g d’une poire très mûre, ½ cuillère à soupe de miel, 1 cuillère à café de yaourt et 5 cuillère à soupe de poudre d’amande, on mélange tout au mixeur pendant 30 secondes et c’est prêt. On applique ce masque en faisant des mouvements circulaires, cela va permettre d’éliminer toutes les cellules mortes et les impuretés.

Un masque tonifiant visage, pour les peaux grasses :
50 g de concombre, 6 feuilles de menthe, 1 cuillère à soupe de yaourt, 6 cuillères à soupe de farine.On mixe tout pendant 20 secondes. On applique ensuite en grosse couche sur le visage et on laisse agir 3 minutes avant de rincer. Le concombre est excellent pour purifier la peau et réguler les peaux à tendance grasse.

Pour avoir des cheveux brillant, une lotion de rinçage :
20 g de riz à mixer très finement 30 secondes, ensuite on ajoute 20 ml de rhum et 20 ml de vinaigre de cidre. On mixe à nouveau 20 secondes et la lotion de rinçage est prête. Il suffit d’appliquer la pâte sur les cheveux, laisser poser 5 min et rincer. Le vinaigre à la capacité de dissoudre les sels minéraux, d’éliminer le calcaire, d’apporter brillance et éclat aux cheveux.

Ce sont des recettes «fraiches» qui ne peuvent pas être conservées, à utiliser de préférence dans la journée de la préparation.

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Un grand merci à Sophie, d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions, en espérant que ces explications vous aideront à mieux décrypter les étiquettes et choisir vos cosmétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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