California Dreamin’ – Pénélope Bagieu

Je viens de terminer cet album et je m’empresse de vous en parler car je l’ai adoré. J’avais déjà beaucoup aimé les culottés de la même auteure, et l’histoire de Cass Elliot aurait pu y avoir totalement sa place ! Quel bonheur alors que de lire un album entier consacré à une telle héroïne.

California Dreamin’ retrace l’ascension de la chanteuse Cass Elliot des Mamas and Papas. La BD n’a pas pour vocation d’être une biographie documentaire, mais elle retranscrit pourtant parfaitement l’atmosphère de cette époque et donne merveilleusement corps à cette femme haute en couleurs. J’adore les biographies musicales, mais elles ont parfois le défaut d’être justement trop strictes et trop documentées, perdant un peu l’esprit de l’époque ou de l’artiste qu’elles relatent. Ici c’est tout l’inverse, Pénélope a romancé la vie de son héroïne, mais pour mieux lui donner vie, pour mieux nous transporter avec elle. On retrouvait déjà ce formidable pouvoir d’immersion dans les culottées, Pénélope Bagieu donne décidément vie à ses héroïnes de façon terriblement envoutante et attachante.

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Irrévérencieuse, têtue, pleine d’humour et de vie, excessive, déterminée… Nombreuses sont les facettes de Cass Elliot, mais il serait bien impossible pour autant de la limiter à l’une d’elles. On savoure cette histoire, on rit, on est touché. Cass Elliot est une tempête, une boule d’énergie, et l’esthétique du livre nous y transporte totalement. Les dessins sont sublimes et enlevés, malgré un trait qui peut sembler « lourd » au premier abord, on y découvre en fait énormément de couleurs et de finesse, à l’image de son héroïne.

Un sublime hommage que ce livre, une superbe découverte aussi. Pénélope Bagieu a définitivement un truc unique dans sa façon de raconter les histoires et on a juste envie d’en découvrir encore et encore.

 

 

 

 

 

 

 

On n’est pas des poupées – Delphine Beauvois et Claire Cantais

Je continue sur ma lancée, après l’article sur les culottées que je recommande à absolument TOUTES les femmes dès l’adolescence (et aux hommes et jeunes garçons aussi d’ailleurs) je suis tombée par hasard à la médiathèque, sur un chouette livre destiné cette fois aux petites filles, dont le titre m’a de suite interpellé : On n’est pas des poupées.

« On n’est pas des poupées » est un livre très graphique, plus d’illustrations que de texte, ce qui est parfait pour le jeune public. Les illustrations sont riches et le choix des mots percutant, mais tout en humour : « Du rose pour les filles ? Beurk c’est la couleur des saucisses! » On détourne les stéréotypes habituels avec finesse et humour en encourageant les petites filles à ne pas se sentir obligées d’être ce qu’on leur inspire le plus généralement.

Le livre se termine sur une double page de très courts portraits de féministes telles que Louise Michel ou Rosie la riveteuse, pour n’en citer que deux. Un superbe livre pour insuffler un vent de liberté aux petites filles.

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Comme je dois souvent l’expliquer lorsque j’aborde mes positions « féministes » et mon combat contre l’éducation genrée, il n’est nullement question d’interdire aux petites filles de jouer à la poupée ou d’imposer aux petits garçons de le faire. Imposer un système de représentation à la place d’un autre serait tout aussi absurde. La seule chose que je souhaite c’est qu’on laisse les enfants suivre leur propre voie sans les inciter dès l’enfance dans des parcours genrés tout tracés. Car malheureusement parce qu’aujourd’hui la culture dominante veut qu’on habille les petites filles en rose et qu’on leur raconte des histoires de princesse dès le plus jeune âge, pendant qu’on offre des camions de pompiers aux petits garçons, il est important que ce genre de livre existe pour montrer aux petites filles que d’autres voies sont possibles et qu’elles peuvent être ce qu’elles veulent et qui elles veulent. Etre une princesse glitter, une super héroïne badass ou une inventrice de génie, peu importe, tant que ce choix est réellement le leur. D’ailleurs l’idée ce serait même de leur apprendre qu’elles peuvent être tout ça en même temps si elles veulent, qu’elles n’ont à se limiter et s’enfermer dans rien.

« On n’est pas des poupées » fait d’ailleurs partie d’une chouette collection : Jamais trop tôt pour lutter contre les stéréotypes aux Editions la Ville brûle que je vous invite à découvrir.

Raye Zaragoza

Je vous parlais dernièrement du combat des protecteurs de l’eau et de leur tournée européenne pour faire entendre leurs voix et valoir leurs droits. Plusieurs artistes mettent leur talent au service de ce combat, comme le rappeur Nataanii Means, dont vous pouvez découvrir la musique facilement sur les réseaux sociaux. Mais c’est pour une jeune chanteuse folk que j’ai eu un véritable coup de coeur, Raye Zaragoza.

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Actuellement en tournée à travers l’Europe, cette jeune chanteuse folk porte de sa voix angélique, le combat de tous les water protectors. Quand l’injustice se fait entendre et retourne la brutalité qui l’accable, par la douceur et la beauté de cette voix unique.

Martin Luther King disait «Il faut opposer aux forces de la haine, le pouvoir de l’amour.» La musique de Raye y fait parfaitement écho et je vous invite chaleureusement à la découvrir.

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Stand Up With Standing Rock

Depuis toute petite je suis passionnée par les cultures amérindiennes, et cet intérêt n’a fait que grandir et s’affirmer avec le temps. Des jeux d’enfants, je suis passée à une lecture intensive de tout ce que je pouvais trouver sur le sujet, lectures historiques et culturelles d’abord, avant de découvrir plus tard leur situation contemporaine. Une passion qui s’est transformée en engagement, très modestement, auprès du CSIA.

Le CSIA, comme je vous invite à aller le découvrir plus amplement sur le site ou sur la page facebook, est une association de défense et de reconnaissance des peuples autochtones des Amériques. Engagée donc auprès de Standing Rock dont je viens vous parler aujourd’hui, et que je vais essayer de vous résumer le plus simplement possible, avant de vous inviter à suivre différents liens si vous souhaitez approfondir et pourquoi pas aider.

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Standing Rock est une réserve amérindienne sur laquelle il a été décidé de faire passer le Dakota Access Pipeline, dans le but d’acheminer plus d’un demi million de barils de pétrole par jour. Une partie importante du tracé passe sous le fleuve Missouri et l’étanchéité de ses pipelines ne pouvant jamais être garantie, c’est plus de 18 millions de personnes qui pourraient se retrouver en danger en cas de problème. La communauté de Standing Rock, les agriculteurs de la région, rejoint ensuite par des soutiens venus des quatre coins des Etats Unis et même de l’étranger, ont donc commencé à s’opposer pacifiquement à son passage, il y a déjà plus d’un an maintenant. Il s’est passé beaucoup de choses depuis que je ne peux vous résumer entièrement ici. Mais si aujourd’hui le camp a été démantelé, le combat continue toujours, principalement en essayant de faire pression auprès des banques, notamment françaises, qui financent ce projet, mais pas que. Aujourd’hui ce n’est plus qu’à Standing Rock que cela se joue, d’autres mouvements de protestation émergent à mesure que le nouveau gouvernement Américain annonce de nouveaux projets du même genre. A ce jour déjà 59 sont annoncés. Une délégation amérindienne est donc venue jusqu’en Europe (rappelons qu’en France l’exploitation du gaz de schiste est pour l’instant interdite) pour essayer de se faire entendre auprès des banques mais aussi et surtout auprès de nous, citoyens. Ils ont besoin de nous tous pour se faire entendre, chaque voix compte.

Si nous souhaitons aujourd’hui, avant tout, aider les amérindiens à faire valoir leurs droits, notons pour autant qu’il ne s’agit pas juste d’une problématique autochtone, nous sommes tous concernés par ce problème. Nous partageons tous une seule et unique terre.

Si vous souhaitez les soutenir, vous pouvez tout simplement en parler autour de vous. Vous pouvez faire des dons ou adhérer au CSIA, faire des dons sur la page de Standing Rock, contacter les banques ou vos élus pour faire remonter leurs voix.

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Vous trouverez de plus amples informations sur le site et la page Facebook du CSIA, ainsi que sur le site et la page Facebook de Standing Rock.

DIY – T-shirt « We should all be feminists »

Il y a quelques temps je suis tombée sur un article DIY de Madmoizelle pour réaliser un T-shirt, inspiré visiblement d’un modèle hyper cher et dont je n’avais absolument jamais entendu parler. (Accessoirement c’est aussi le titre du livre de Chimamanda Ngozi Adichie) We Should all be feminists, traduction : Nous devrions tous être féministes. J’ai aimé son livre (très court, vendu 2e chez Folio, je vous invite à le lire) et je partage totalement le sens de cette phrase. Le féminisme ne devrait pas être une revendication, une opinion, mais juste un état de fait normal. C’était donc l’occasion parfaite pour moi, de tester le thermocollant, que je n’avais jamais essayé encore.

Je ne vais pas faire de copier/coller de tuto, je vous invite à visiter le blog de la demoiselle qui l’a créé The Camélia, si ça vous tente d’essayer aussi.

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Mon T-Shirt 

Mes petites remarques et conseils : Si vous vous lancez, préférez un T-Shirt un peu ample, ainsi si vous avez des petits décalages dans vos lettres, avec les plis naturels du vêtement, ça se verra moins. La découpe des lettres est un travail minutieux et long, très long ! Faites le donc dans un lieu calme, avec au moins deux bonnes heures devant vous, histoire de prendre le temps sans vous stresser, j’ai personnellement du recommencer plusieurs lettres. C’est un travail de patience et de finesse, mais rien d’insurmontable. Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

 

 

 

DIY – Sacs de courses

Suite à l’article sur les sacs jetables, voilà un petit tuto facile et économique pour réaliser vos propres sacs durables.

Le matériel :

– Une machine à coudre, c’est mieux.
Notez que la mienne dont je me sers régulièrement depuis un an et ma mère avant moi depuis quelques années, est une machine de chez Lidl et pas une machine hors de prix de compet’
– Un vieux vêtement
Si le sac est destiné à recueillir un produit qui sera pesé (vrac ou fruits&légumes) préférez le bien sûr le plus léger possible afin que ça n’ai pas d’incidence sur votre pesée.
– Des aiguilles
– Des ciseaux
– Du biais ou ruban

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Commencez par couper dans votre vêtement ou bout tissus la partie que vous voulez/pouvez garder pour faire le sac. Ici c’est un Polo, je coupe donc sous les manches. Les surplus me serviront de chiffons divers. Pour gagner du temps, je coupe à main levée sans aucun tracé, l’avantage de la forme de ces sacs c’est que même si vous n’êtes pas totalement droit, ça ne se verra pas au final.

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Une fois votre pièce coupée, repliez un côté comme pour faire un petit ourlet, de façon à pouvoir laisser passer le ruban qui servira à le fermer. N’hésitez pas à le faire un peu large, si c’est trop serré vous allez perdre du temps à passer le ruban dedans et le sac sera également plus difficile à ouvrir/fermer à utilisation, si le ruban ne glisse pas bien.

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Ensuite venez coudre ce côté d’un point droit simple. Passez ensuite le ruban dedans et nouez les bouts pour éviter que le biais ne glisse à l’intérieur de l’ourlet.

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Pliez ensuite votre pièce en deux, c’est le côté qui sera l’intérieur que vous devez voir. Vous remarquerez qu’à ce stade mon tissus n’est pas du tout régulier mais peu importe, car justement ce sera l’intérieur et que ça ne sera donc pas visible.

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Commencez par coudre le côté, en pensant bien à ne pas partir de trop haut pour ne pas venir coudre sur la sortir de votre ourlet, là ou glissera votre ruban. Puis terminez par la partie basse du sac, de la même façon.

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Retournez votre pièce et voilà votre joli sac !

Si vous avez des questions, n’hésitez pas.

 

 

 

 

Les sacs jetables

S’il y a une chose pour laquelle je reste très perplexe en matière de consommation, c’est bien l’utilisation de sacs jetables, tant mon incompréhension en la matière reste absolue. Le décalage entre la simplicité de se passer de sac jetable et les désastres environnementaux que leur utilisation plus qu’intensive génère, me sidère.

Je mets au défi quiconque de me donner une excuse valable de continuer à consommer des sacs jetables, à part une immense flemme peut être et encore… Personne ne pourra me dire que c’est compliqué ou encore trop cher d’utiliser des sacs réutilisables, puisque par définition, une fois que vous aurez vos sacs réutilisables pour chaque usage, vous n’aurez plus besoin de les remplacer. CQFD !

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Mon équipement perso se compose d’un magnifique cabas à roulettes de grande classe (on fait nos courses à pieds) de grands sacs en tissus (achetés 1e pièce dans un magasin bio) pour les courses, les passages à la pharmacie, boulangerie, marché etc etc. partout où malgré la loi, on continue de me proposer trop régulièrement des sacs jetables, ce qui a le don de m’exaspérer profondément. Et enfin des plus petits (faits maison) que j’utilise pour le vrac et les fruits et légumes. Bref, un équipement de base assez simple, pour une organisation sommes toutes aussi simple, puisque partir avec ses propres sacs ne me parait pas un truc dingue à faire ?

Arrêtons de compter sur des lois fantômes, sur des solutions soit disant écologiques comme les sacs en amidon de maïs ou de patates. Car s’ils sont soit disant biodégradables (des scientifiques s’interrogent déjà, puisque composés à seulement 30% de matière organique et toujours composés de plastique, celui ci pourrait se retrouver dans la nature sous forme de petites particules). Perso j’aurai moyennement envie de m’embêter à faire mon propre compost pour faire pousser mes propres tomates, si c’est finalement pour bouffer de la particule de plastoc’, je dis ça, je dis rien. Qui plus est qui a de toutes façons un composteur a disposition pour y « recycler » ces nouveaux sacs ? Car sans cela, ces nouveaux sacs finiront comme les précédents : brulés, enfouis ou perdus dans la nature et les océans, là ou ils causent le plus de dommages sur toute la faune et la flore marine. Ce sera peut être même pire, si les gens pensent réellement que laisser ces sacs dans la nature n’a plus aucune incidence.

De plus, n’est il pas totalement inapproprié de se lancer dans la production de sacs utilisant des denrées alimentaires, à l’heure où la moitié de la planète ne mange pas à sa faim ? Sans parler du fait que cette nouvelle surproduction de sacs va encore engendrer une culture intensive pour répondre à la demande énorme ( on compte en milliards rien qu’en France les sacs jetables qui sont utilisés chaque année ) et qui dit culture intensive dit réquisition de terres, d’eau, utilisation de pesticides et d’OGM pour augmenter le rendement. Tout ça pour fabriquer des sacs destinés à être jetés !? Quand va-t-on arrêter de marcher sur la tête en inventant des solutions qui n’en sont pas, alors que de vraies solutions simples, économiques, écologiques, bref tout simplement logiques, existent.

Alors soyons simplement logiques et arrêtons les sacs jetables !

Et comme je suis hyper sympa, pour ceux qui voudraient se lancer dans la confection de leurs propres sacs, j’ai même fait un petit tuto pour recycler vos vieux vêtements.

 

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