Le défi Green Blog #1 – Intro

Mr Wolf et moi même sommes des enfants des années 80, de fait nous avons grandi entre deux modes de vie et surtout de consommation. Le premier était déjà là à notre arrivée, tout droit venu du temps jadis avec nos parents et nos grands parents, puis le second que nous avons vu émerger au fur et à mesure que nous grandissions, l’ère nouvelle de la (sur)consommation ! J’ai eu la chance de passer les 10 premières années de ma vie à la campagne. Telle Laura Ingalls, j’allais chercher le lait à la ferme voisine, les oeufs dans notre poulailler et je « compostais » nos restes en nourrissant joyeusement notre cochon Arthur (sans me douter qu’il allait finir en jambon purée dans mon assiette !) on cultivait nos légumes, papa sciait du bois, maman faisait des gâteaux, on jouait dans la nature en se croutant joyeusement dans les prés, on grimpait aux arbres, on faisait de la gadoue… Bref, une enfance made in 80’s avant l’apparition des tablettes et des overboards. A cette époque la société de consommation n’était encore qu’une jeunette et s’immisçait chez nous par petites touches, des chocolats « pour enfants » par ci, des restos chez « le clown » de temps à autres, les premiers jouets à piles à Noël… On dessinait sans s’en rendre compte les fondations de l’ère de la surconsommation qui s’accrocherait ensuite à nous, tel un pou de rentrée sur la tête de nos bambins, squattant joyeusement dans tous les foyers.

10 ans, un divorce et un déménagement plus tard, les poux avaient déjà semé pas mal de lentes, tels des mogwais aspergés d’eau et nourris après minuit (oui j’aime bien les métaphores). Qui n’a pas gardé de son enfance une tendresse pour une marque de biscuit d’un mec en slip et en collants sauvant des princesses, d’un animal préhistorique, de doigts coupe-faim, sans parler des bonbons qui t’explosaient dans la bouche, des chewing-gums en tube, ou d’un « jus de fruits » qui t’embarquait pour l’aventure… avec sa pub géniale dans laquelle un enfant fuyait un crocodile dans un couloir. Et oui le marketing émergeait en même temps que les programmes télé et il faisait bien son boulot le bougre ! Et pourtant chez nous on était plutôt des résistants du temps jadis et bobos avant l’heure. On achetait nos meubles d’occas et on adorait les retaper, on bricolait à peu près tout avec n’importe quoi, on chinait dans les vides greniers et chez Emmaüs, et on « recyclait » nos affaires de la même façon. Le marketing télé s’infiltrait difficilement chez nous, déjà parce que notre vieille lucarne ne captait que quelques chaines par intermittence et qu’en plus ma mère m’avait dit à propos du Club D, je cite : «Attention, c’est tellement débile idiot, si tu regardes ça va te ramollir le cerveau» et je dois dire que dans le doute… je me suis abstenue. Enfin, la plupart du temps. Néanmoins le marketing s’est quand même infiltré chez nous, venant susurrer à mes oreilles d’adolescente influençable qu’il me fallait des pulls Waikiki et autres chaussures Cahartt pour être une ado trop cool comme touuuuuus les autres. Alors que bon, si on fait un point là maintenant, peu nombreux sont les parents de l’époque à avoir accepté de vendre un rein pour payer ces vêtements à leurs enfants, non ? En tous cas ma mère n’a pas vendu les siens et elle a même poussé plus loin la résistance, puisque je n’ai pas eu le droit de me maquiller avant mes 17 ans, eh oui ma bonne dame. Pas plus que de me faire une permanente pourtant si tendance à l’époque ! Hors de question que je touche à mes jolis cheveux et encore moins que je massacre mon visage. Et si j’ai bien sur, tenté l’argument ultime « Mais touuuuut le monde le fait », ma mère l’a balayé d’un revers de main et d’un fatal « Je m’en fiche pas mal de ce que les autres font ». Et bien aujourd’hui, je ne peux que dire : Merci maman ! Grâce à elle, je ne suis pas peu fière qu’on m’appelle encore régulièrement mademoiselle, tant ma peau et mes si jolis cheveux on été préservés. Enfin… ça c’était encore valable y a 3 ans, avant que mon fils ne vienne saper mes années de privation, récompensées par une éternelle jeunesse, en me collant 10 ans dans la tronche d’un coup. Mais tout ça pour dire, tel un étendard dressé fièrement, oui la résistance a du bon ! Et oui même les trucs les plus pénibles au départ, peuvent devenir super bénéfiques avec le temps, et encore oui il est toujours possible de suivre une autre voie que la plus empruntée. Et comme je suis sure que vous avez tous déjà entendu vos parents vous dire aussi « Je me fiche de ce que les autres font ! » le pouvoir est donc aussi en vous, jeunes (ou presque) padawans !

Je ne vais pas ici vous tenir de discours moralisateur et tel Yoda vous enseigner les secrets de la vie que j’ai découvert ! Déjà parce que je ne suis moi même qu’une padawan en apprentissage et qu’en plus je n’aime pas trop de manière générale qu’on me dise ce que je devrais faire de ma vie, alors j’imagine bien que vous non plus. Je ne vous dirai pas non plus que le changement est teeeeellement facile que je ne comprends vraiiiiiment pas pourquoi tout le monde ne se bouge pas un peu plus le fion. Non le changement n’est pas si facile, rompre avec ses habitudes confortables, pratiques, avec ce qui nous réconforte, nous apporte du plaisir, nous évoque de tendres souvenirs etc… n’est pas si facile. Je crois que derrière chaque acte de consommation il y a toujours une raison, propre à chacun et que comme dirait l’autre : qui veut juger ma vie, n’a qu’à venir enfiler mes bottes ! Je ne crois pas que les personnes qui n’ont peut être pas encore  bien pris conscience qu’un changement collectif était nécessaire maintenant, le font en se gaussant bien chaque matin devant leur miroir, de contribuer à pourrir la planète. Je pense plutôt que passer de l’insouciance de l’ignorance à la surabondance d’informations, nous a poussé à faire l’autruche faute de savoir comment gérer tout ce bordel. Car oui malheureusement je suis obligée de vous le dire, aujourd’hui c’est le bordel sur la planète ! Et il ne tient qu’à nous d’inverser la tendance. Vous pouvez continuer de détourner le regard, ce n’est malheureusement pas ça qui nous empêchera de foncer dans le mur, bien au contraire. Vous admettrez bien qu’on a quand même plus de chance de ne pas se prendre de mur si on avance les yeux ouverts. Logique de base.

J’entends bien vos cerveaux en ébullition, vos doutes, vos peurs, vos réticences… «Je ne changerai pas le monde à moi tout seul.» «Ce ne sont pas les gestes des petites gens qui feront le poids face à la pollution industrielle de masse.» «Je n’ai pas le temps, l’argent, la motivation… de changer de mode de vie.» «Il faut bien se faire plaisir, on ne va pas se priver sur tout.» «On ne va pas retourner vivre à l’âge de pierre.» etc. etc. Stop ! Mettez sur pause, vous vous faites du mal. A tout cela je répondrai avant tout : Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas TOUT faire, qu’il ne faut RIEN faire ! S’engager dans un mode de vie plus vert, c’est comme lorsqu’on commence le sport, ça ne sert à rien de se fixer des objectifs de folie si c’est pour les abandonner et s’en dégouter en 10 jours. Il faut commencer à mesure des ses moyens et de ses possibilités, et c’est dans la durée qu’on ressent l’envie d’en faire plus et d’aller plus loin. Ce qui était difficile au départ, devient naturellement agréable et surtout plus facile. Et ça c’est fondamental, car je ne crois pas qu’aucun engagement/changement quel qu’il soit puisse être fait dans la contrainte, car intenable sur le long terme. Nous avons besoin de plaisir pour avancer et il n’est donc pas question de l’abandonner, bien au contraire.

Et ce sera là l’objectif de ce « défi green blog » : partager avec ceux qui le souhaitent, les petites choses que nous avons déjà changées au quotidien ainsi que celles qu’il nous restent encore à mettre en place, peu importe d’où l’on part, on avance ensemble. On parlera aussi des initiatives, livres, films, personnes, sites etc. qui m’inspirent, m’encouragent et m’aident dans cette démarche de vie plus écologique, éthique et responsable, car c’est bien sûr un tout. Et à travers tout cela, j’espère réussir à vous montrer qu’il existe d’autres voies possibles non seulement pas si contraignantes qu’on veut bien nous le faire croire, mais qui peuvent même être source de plaisirs et satisfactions nouvelles.

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Le « défi green blog » a été lancé par la blogueuse Marie Youpi et il est déjà suivi par  beaucoup d’autres blogueuses que je vous invite à visiter également. Pour en savoir plus, rendez-vous ici :

Défi Green Blog

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