Interview de Katharine, auteure de littérature jeunesse.

Katharine vient de sortir son tout dernier livre (en français et en anglais) sur les émotions, l’occasion de repartager cette jolie interview réalisée il y a quelques mois.

THUMBNAIL_IMAGE.jpeg

 

Aujourd’hui je vous emmène à la rencontre de Katharine, une toute nouvelle auteure jeunesse qui a la particularité de s’autopublier. Je vous laisse découvrir son univers riche et touchant, à son image.

Katharine, peux-tu te présenter un peu et nous expliquer ce qui t’as donné envie d’écrire des livres pour enfants ?
Je suis la maman d’un jeune garçon, une véritable boule d’énergie. Et de sa petite soeur, qui est plus calme, mais d’apparence uniquement. Je travaille dans le domaine de la finance au Luxembourg et vis en France. Pour les 4 ans de mon fils, j’ai eu l’envie de lui offrir quelque chose d’un peu unique. Comme il adore les livres, j’ai d’abord cherché un concept original sans trop savoir quoi. C’est en cherchant ce livre chouette que l’idée m’est venue de l’écrire moi-même. Pourquoi pas ? Alors je m’y suis mise. Un soir très tard, seule devant mon ordinateur, la maison entièrement endormie. Tout simplement.

Tu as choisi de t’autopublier en attendant de réussir à trouver un éditeur, peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste et si c’est accessible à tout le monde ?
J’ai fait imprimer le premier exemplaire du livre The Pabalu Tree dans une imprimerie de la commune voisine car je devais l’avoir à temps pour l’anniversaire de mon fils. Ensuite seulement je me suis renseignée sur le monde de l’édition. C’est complètement saturé, et très, très peu d’auteurs vivent de leurs mots. Une maison d’édition anglophone peut recevoir jusqu’à un millier de manuscrits par mois et ne publie qu’une poignée de livres par an. Alors je ne me fais pas d’illusions, même si j’envoie régulièrement des manuscrits, je publie seule. En tout cas pour le moment. Je passe par un service d’Amazon qui s’appelle Create Space. C’est un outil d’impression à la demande. Le fonctionnement est simple. Les livres sont visibles et disponibles sur le site d’Amazon, et à chaque commande, un exemplaire est imprimé et envoyé directement chez le lecteur. Il n’y a aucun stock à gérer, aucune logistique.

Tes livres sont illustrés par Mariana Andrusyshyn, une illustratrice Ukrainienne, comment vous êtes-vous rencontrées ?
Mon premier projet The Pabalu Tree, a été rédigé dans le but d’être illustré. J’ai une réelle préférence pour les livres qui datent un peu. Beaucoup des livres récents que je lis aujourd’hui sont vides, les histoires sont creuses, sans intrigue, sans chute. Les illustrations sont trop graphiques. Je voulais absolument travailler avec quelqu’un qui crayonne ses dessins. J’ai parcouru longtemps des sites d’artistes. J’en ai contacté quelques-uns. Je n’ai pas senti de bonnes ondes avec ces personnes alors j’ai cherché encore, longtemps, jusqu’à tomber sur Marianna. J’ai adoré son portfolio et aussi le fait qu’elle vienne de la même ville que ma grand-mère qui était ukrainienne. Marianna m’a envoyé un premier croquis très rapidement. Quand j’ai vu ses esquisses, c’était une évidence, j’étais tombée sur la bonne personne ! Ma grand-mère m’avait bien guidée. Marianna ne remplit pas juste une commande, elle complète mes mots avec ses crayons de couleur. Elle a illustré en noir et blanc mon second livre Babushka’s tales et est en train de travailler sur notre troisième projet qui traite de la gestion du sentiment de colère pour les tout-petits.

Tu as la particularité pour une auteure française d’écrire en anglais, d’où t’es venue cette envie ? Tes livres sont-ils accessibles uniquement à des enfants anglophones, ou peut-on également les recommander à de jeunes enfants francophones comme outil d’apprentissage ?
Je suis née aux Etats Unis et je suis venue en France vers l’âge de 4 ans. La première langue que j’ai apprise était l’anglais. Même si ma scolarité et mon cadre de vie ont été francophones, il m’arrive d’avoir des pensées et constructions de phrases qui se font en anglais. C’est la langue de ma petite enfance et naturellement je l’utilise pour délivrer des messages à un public jeune. Babushka tales demande un niveau de maitrise de l’anglais avancé, mais je travaille à sa traduction en français ! The Pabalu Tree est une histoire simple, en rythmes, accessible aux francophones ayant quelques bases. Les illustrations sont complètes et se suffisent à elles mêmes pour raconter l’histoire. Il existe des livres sans mots, avec seulement des dessins qui permettent aux enfants d’imaginer et de construire l’histoire. Je pense par exemple à Le lion et la souris de Jerry Pinkney. J’adore ces concepts car même le parent qui présente le livre doit faire preuve d’imagination ! Il n’est plus juste lecteur, mais devient conteur d’une histoire. The Palabu Tree pourrait être un de ces livres, savoir lire n’est pas nécessaire, il faut juste savoir tourner les pages et avoir de l’imagination.

Tu as aujourd’hui deux livres publiés, peux-tu nous les présenter et nous expliquer d’où t’es venue l’envie d’écrire sur ces différents sujets ?
Dans The Pabalu Tree j’ai créé un personnage auquel mon fils pourrait se comparer. Un petit garçon roux qui part à l’aventure, à la quête du bonheur. Finalement cet orphelin trouve le bonheur en se construisant une nouvelle famille en faisant des rencontres inattendues. Mon petit est un homme des bois, il aime jouer dans la boue avec des feuilles et des bâtons. Il se lie d’amitié facilement avec tout le monde. Cette histoire lui plait beaucoup.

cover.jpg

Babushka’s tales est un livre de contes pour les enfants de cinq à douze ans. Une grand-mère d’Europe de l’Est y raconte une histoire tous les soir à son petit-fils. C’est certainement une référence à ma grand-mère qui m’a élevée. Dans ses histoires, Babushka partage des valeurs, beaucoup d’émotions, et transmet des expériences de vie à la nouvelle génération.

54gf.jpg

Tu travailles, tu es maman de deux jeunes enfants, quand trouves-tu le temps d’écrire et quel conseil donnerais tu as quelqu’un qui souhaiterait se lancer, sans trop savoir comment s’organiser ?
Je suis soit matinale, soit nocturne. Donc par période je vais me lever très tôt pour pouvoir faire des « vraies choses » le matin avant le travail. Ensuite, durant d’autres périodes, je vais veiller tard car je ne m’arrête pas d’écrire. La seule constante que je m’impose est la régularité. J’écris souvent et seule, toujours quand la famille dort que ce soit tôt le matin ou le soir. Je conseillerai à n’importe quelle personne voulant écrire de le faire simplement, sans compliquer les choses. Ni se poser milles questions. N’attendez pas le moment parfait : quand les étoiles seront alignées avec Jupiter, et que le taux d’humidité dans l’air sera optimal. Ce moment n’existe pas. Trouvez le support avec lequel vous êtes le plus à l’aise, l’horaire pendant lequel vous êtes susceptible d’être le moins dérangé, et allez-y, écrivez. Et recommencez… souvent.

Comment te viennent tes idées ? Et à quel moment décides-tu de les garder pour en faire une histoire ?
Les idées me viennent partout, quand je ne m‘y attends pas. Je suis généralement « seule dans ma tête » quand je construis des histoires. La création et l’écriture sont des exercices solitaires. J’ai imaginé The Pabalu Tree dans un parc, en regardant les arbres pendant une superbe journée d’été. Les contes de Babushka tales sont venus les uns après les autres, pendant que je racontais des histoires à mes enfants lors du rituel du coucher. Il existe aussi des techniques d’écriture créative que je découvre grâce à un atelier qui se déroule à côté de mon travail. On y apprend par exemple à associer des idées afin de créer des situations, à travailler sur un sujet précis, à améliorer les techniques de description ou de narration etc. De manière générale, je garde une idée pour en faire une histoire uniquement quand je sens que non seulement l’histoire mais surtout la fin sont intéressantes. La fin est la partie la plus difficile et ne pas décevoir le lecteur dans les dernières lignes peut être compliqué. Quand une fin est bonne, elle ficelle l’histoire. Elle me permet de décider si je garde ou pas.

Que souhaites-tu transmettre lorsque tu écris un livre ?
Je souhaite aux enfants qui lisent de passer un bon moment loin des écrans. S’ils peuvent développer leur sentiment d’empathie et leur envie de lire plus, j’aurais transmis l’essentiel.

On découvre sur ton site que tu as aussi des talents de pâtissière, envisages-tu de réunir tes deux passions pour proposer un livre de recettes pour enfants ?
Ce n’est pas dans mes projets. Faute de temps je pâtisse moins que je ne le voudrais. Et puis je n’ai aucune force mentale pour résister au sucre. Après, rien n’est impossible, je pourrais peut-être travailler sur un concept de desserts légers et sains, à préparer avec des enfants.

Quelles étaient tes lectures lorsque tu étais petite ? Et quels sont les livres jeunesse que tu aimes lire à tes enfants aujourd’hui ?
Bizarrement je n’ai pas de souvenir de livres de ma petite enfance. En primaire, je me souviens avoir été interrogée sur un texte. Nous devions en lire un différent chaque semaine. Comme je ne faisais jamais mes devoirs je n’ai su répondre à aucune question. Ca a bien fait rire la classe car je répondais toutes les bêtises que me soufflaient mes copains. Mon rapport à la lecture a donc très mal commencé avec un sentiment d’humiliation. Lire est pourtant devenu une de mes occupations favorites. Au collège ça a changé, j’ai lu les premières lectures imposées en cours de français. Et comme il n’y avait que peu de livres à la maison, j’ai continué à lire en passant un temps fou au CDI. Aujourd’hui il y a des dizaines de livres pour enfants à la maison. J’adore leur lire des livres de Julia Donaldson comme des contes classiques. Mais bien plus que les livres, j’aime les moments de lecture avec mes petits blottis contre moi.

Y a-t-il des livres ou auteurs, qui t’ont marqué particulièrement ?
J’adore les thrillers, les romans poignants ou avec un peu d’humour, les livres d’horreur. C’est loin du genre que j’écris, mais je suis fan de Gilles Legardinier, Stephen King, Marie Ndiaye… et plein d’autres en fait.

Quel livre se trouve sur ta table de chevet actuellement ?
Il n’y en a pas qu’un. J’ai retrouvé un vieux livre de collège que je relis, Le vieil homme et la mer d’Hemingway. Et à côté il y’a un livre de développement personnel Miracle Morning d’Hal Elrod. Et au-dessus de la pile il y a Toc,toc,toc de Tan et Yasuo Koide. Ma fille est une fan absolue de ce livre dégoté dans une kermesse. Il est très usé et a dû être beaucoup lu avant d’arriver chez nous, ce qui est un excellent signe !

As-tu d’autres projets à venir ?
Oui, j’écris la suite de Babushka’s tales avec trois nouveaux contes. Et une nouveau livre pour les tout-petits qui traite du sentiment de joie.

Tu vis en Lorraine, accepterais-tu de faire des rencontres autour de tes livres si un libraire, une association, une école etc. souhaitait te faire venir ?
Ça pourrait être une chouette expérience, oui j’adorerais !

Nous lançons alors l’appel, si vous êtes une association, une petite librairie, une école, ou bien sûr un éditeur et que l’univers de Katharine vous a touché, n’hésitez surtout pas à la contacter pour qu’elle puisse continuer à nous raconter de belles histoires. Vous trouverez ses coordonnées sur son site internet, ainsi que ses livres. Un grand merci à Katharine pour ce joli échange autour des livres jeunesse, souhaitons lui encore plein de belles aventures.

 

 

Ma routine slow

Pour faire suite à l’article sur les cosmétiques, je viens partager avec vous mes propres habitudes « slow cosmetic ». Je ne suis pas une blogueuse spécialiste de la beauté, ni une chimiste spécialiste des cosmétiques, je suis une femme, une maman, qui recherche des produits sains, mais également simples et rapides d’utilisation.

Ma routine est donc slow, basique, rapide et contrairement aux idées reçues, abordable. Car si effectivement certains produits bio sont chers, d’autres sont eux tout à fait abordables et pas moins efficaces. Et note importante, ils durent longtemps et peuvent donc même revenir moins chers que les produits industriels de grande distribution.

1.jpg

Mes produits cosmétiques

Visage : 

Matin et soir je m’hydrate le visage selon le principe du layering, je dis bien selon le principe car c’est une routine que je n’applique pas à la lettre, mais que j’adapte à ma peau, mes envies et mes besoins. Je me lave d’abord tout simplement le visage avec un savon saponifié à froid, car ces savons gardent toutes leurs vertus hydratantes (comme expliqué dans l’interview de Sophie). J’achète quand j’en ai l’occasion ou lorsqu’on m’en offre, des savons de petits artisans, sinon j’utilise les savons de Gaiia. J’en choisis un neutre, ainsi toute la famille l’utilise. Je m’en sers en soin corps et cheveux pour mon fils, et pour moi en soin corps et visage. Une fois mon visage nettoyé au savon, je me « brumise » d’une eau florale, douce pour moi, car j’ai la peau sensible. On trouve facilement sur internet ou en demandant conseil à un vendeur, quel hydrolat utiliser en fonction de sa peau. Puis j’applique ensuite du gel d’aloé vera et/ou une l’huile.

Je suis cette routine tous les matins, surtout lorsqu’il fait froid. Mais le soir ce n’est pas systématique, j’aime aussi de temps en temps, ne m’appliquer que de l’hydrolat et laisser ma peau respirer.

Mes huiles et hydrolats tournent autour de 10e le flacon, l’aloé vera est un peu plus cher entre 12 et 16 euros selon la taille du flacon. Les huiles et hydrolats se conservent très longtemps et ne nécessitent qu’une toute petite application. L’aloé vera lui ne se conserve que 3 mois, mais il peut s’utiliser pour beaucoup de choses, en base hydratante mais aussi pour les brulures ou les boutons naissant. C’est un produit qui a de nombreuses vertus.

Je n’ai pas parlé de démaquillant car je ne me maquille pas quotidiennement, mais lorsque c’est le cas, je fais simplement un nettoyage au savon puis à l’huile. Pour la démo, je vous invite à regarder la vidéo de Marie Youpie qui a tout donné pour vous convaincre.

Enfin, une fois par semaine (quand je trouve le temps) je me fait un petit masque à l’argile et un nettoyage des pores à l’ancienne : eau bouillante dans un bol et tête sous le torchon. Notons que sur internet on trouve aussi beaucoup de recettes de masques à faire soi-même avec des produits comestibles de base, à adapter à son type de peau ( voir aussi les recettes proposées par Sophie dans l’interview).

Déodorant : 

Parlons ensuite glamour, parlons soin des aisselles ! Le déodorant, en voilà un bien souvent décrié en cosmétique bio et oui on ne vas pas se mentir, à l’heure actuelle on n’a pas encore trouvé de déo naturel aussi efficace que les déodorants industriels.  Néanmoins cela progresse énormément, et on trouve de plus en plus d’alternatives efficaces pour stopper les odeurs et limiter la transpiration. Je ne vais pas vous en conseiller de spécifique, car si c’est valable pour la cosmétique en général, ça l’est encore plus en matière de déodorant, ce qui conviendra à l’une ne conviendra pas forcement à l’autre. En slow cosmétique il y a toujours un petit temps d’adaptation ou il faut tester, essayer, pour trouver ce qui fonctionne pour soi. Sur internet toujours, vous trouverez aussi de nombreuses recettes à faire soi-même.

Niveau prix, les déodorants slow sont plus chers que les industriels, mais là encore leur utilisation est généralement plus durable. Et personnelement, puisque je met finalement peu d’investissement dans les autres produits, j’accepte d’en avoir un qui me revient plus cher et j’équilibre ainsi mon budget.

Corps : 

Comme je l’évoquais plus haut, tout simplement un savon saponifié à froid, le même que pour mon visage et que j’utilise même pour les cheveux courts de mon fils. Je n’ai pas la peau sèche donc je ne m’applique pas de produit hydratant sur le corps, mais si c’était le cas, là encore beaucoup d’huiles peuvent convenir. Ah si d’ailleurs, lorsque j’ai les mains sèches, j’utilise de l’huile de rose. Je l’avais acheté à la base pour mon visage mais elle était trop riche pour moi, du coup je l’ai recyclée en crème pour les mains.

Cheveux : 

Passer de l’industriel au slow en matière de shampoing, peut s’avérer parfois un peu laborieux. En effet, nombreux sont les témoignages de personnes ayant baissé les bras en constatant que leurs cheveux leurs semblaient plus sales, ou regraissant plus vite et autres déconvenues. Mais c’est normal, les cheveux ont besoin d’une période d’adaptation plus ou moins longue selon les personnes, selon si on tombe ou non sur un produit qui nous convient etc. Il va peut être falloir être patient, avant que les cheveux ne s’habituent et/ou trouver le produit qui vous conviendra. Ne tombez surtout pas dans le piège de les laver encore plus, ça ne fera qu’empirer les choses. Il veut mieux être patient et essayer de jouer d’astuces sur les coupes de cheveux pour prolonger au maximum le temps entre les shampoings.

Maquillage : 

2.jpg

Comme vous pouvez le constater, j’utilise encore moins de maquillage que de produits cosmétiques. Je ne me maquille pas quotidiennement et lorsque je le fais ça reste très léger. Un mascara, un eye liner, un correcteur de teint, deux fards à paupières, un blush et un rouge à lèvre. On ne peut plus basique. Sur cette photo ils sont tous de la marque bo-ho et conviennent parfaitement à ma peau sensible et réactive. Généralement lorsque je renouvelle mon maquillage, j’aime bien tester de nouvelles choses, mais comme je dois le faire deux fois par an en moyenne, je ne garde pas forcement toutes les références en tête. Pour faire votre choix sur une marque, n’hésitez pas à vous renseigner en amont, à lire leur politique d’engagement, à préférer les marques les plus transparentes sur leur démarche etc.

Niveau prix, chez Bo-ho Green en tous cas, ils sont exactement sur le même positionnement que la majorité des marques de grandes distributions, voir même moins chers sur certains produits.

Mes petits conseils pour celles qui souhaitent se lancer :  

Avant d’acheter des produits quels qu’ils soient, je ne peux que vous recommander de fouiner sur internet, c’est vraiment une ressource très riche. Blogueuses, youtubeuses, sites internet, vous avez tous les outils en ligne pour analyser votre profil cosmétique. Comprendre avant tout, quels produits seront les plus adaptés à vos types de peaux, cheveux etc. Cela vous permettra de faire un premier tri dans les produits à utiliser, pour ne pas vous lancer dans l’inconnu et vous éviter d’en tester trop.

On trouve aussi de nombreux livres sur le sujet maintenant, à vous de voir ce que vous préférez. Personnellement je ne le recommanderai pas forcement lorsqu’on débute. Déjà c’est un budget, ensuite c’est un peu comme les livres de cuisine, on achète parce que c’est joli, motivé à bloc et puis on le referme aussi vite devant le nombre d’ingrédients inconnus, les appellations auxquelles on ne pige rien, et on fini par manger des pâtes au ketchup.

Dans les personnes et sites qui m’inspirent, j’aime beaucoup Anne Marie Gabelica qui fait des chroniques tous les lundis dans la quotidienne, ainsi que les blogueuses Je suis modeste et Pin up Bio. Marie Youpie qui n’est pas spécialiste de la cosmétique, mais qui donne toujours beaucoup de sa personne dans ses vidéos, partage aussi régulièrement ses bons conseils, astuces etc. et me fait souvent marrer. Niveau achat, si vous en avez la possibilité, préférez les boutiques physiques, vous pourrez ainsi demander des conseils directement. Sinon sur internet, le site slowcosmétique me semble le plus accessible. Les indications sur chaque produit sont très lisibles, pour qui convient le produit, ce qu’il contient, dans quel cas l’utiliser etc. Lorsqu’on débute et qu’on ne sait pas trop par où commencer, c’est toujours appréciable d’avoir des informations claires. J’aime aussi beaucoup le site mademoisellebio, mais il n’est pas aussi précis dans ces indications de produits.

Je crois n’avoir rien oublié, j’ai essayé de rendre cela le plus synthétique possible. Je ne conseille pas de produit spécifique, puisque comme je le disais, un produit ne correspond jamais à tout le monde et que cela va être à vous de tester et de trouver la routine qui vous conviendra. Cela dit, si vous avez des questions n’hésitez pas.

 

ob_789221_15356542-1240997925981049-916087271718.jpg

 

La nouvelle norme ISO dans les cosmétiques.

Vous en avez peut être déjà entendu parler, une nouvelle norme ISO16128 venant réglementer le contenu des cosmétiques, va entrer en vigueur à la fin de l’année. Cette norme que dit-elle exactement et quelles vont être les conséquences ?

Deux choses. Tout d’abord, cette nouvelle norme autorise tous les produits issus de la nature à être considérés comme « naturels ». Ainsi toutes les substances issues de la pétrochimie, puisque le pétrole est un produit issus de la nature, pourront être greenwashés et présentés comme des produits naturels. Deuxièmement, cette norme ne demande aucun pourcentage minimum pour qu’un produit puisse être qualifié de biologique.

cosmebio-norme-naturel-cosmetique.png

Les conséquences de cette norme c’est avant tout, qu’elle ouvre la porte à tous les grands groupes industriels qui vont sauter sur l’occasion pour greenwasher et envahir le marché à grands coups d’accroches « produits naturels » « produits issus de la nature » « certifié ISO » etc. et ainsi venir perdre encore plus le consommateur.

Que faire alors pour s’y retrouver ? Fiez-vous aux labels exigeants et ne vous arrêtez pas à une simple appellation bio ou produit naturel, ou a un packaging greenwhashé. Le site de slowcosmétique par exemple est très bien fait, ils sont très exigeants sur les produits qu’ils mettent en vente et les notent. Ils apportent aussi beaucoup de conseils pour apprendre à s’y retrouver en cosmétique naturelle. Puisque le mieux reste encore d’apprendre à lire les étiquettes pour savoir quels produits éviter de consommer.

Pour vous aider à y voir un peu plus clair et à comprendre les dessous de la cosmétique, je vous (re)partage ci dessous l’interview que j’avais réalisé de Sophie, jeune entrepreneuse dans la slow cosmétique.

Sophie peux tu nous expliquer ton parcours, tes études et ce qui t’as finalement amené à créer ta propre marque de cosmétique bio ? 
J’ai passé une licence en biologie, biochimie et biotechnologie, ce qui m’a permis notamment d’acquérir des connaissances dans les formules chimiques, les calculs de matières, les réactions chimiques… qui me sont d’une grande d’aide aujourd’hui. Ensuite, j’ai fait des études en agroalimentaire où j’ai travaillé durant 2 années dans un laboratoire d’analyses, puis j’ai passé un Master en ayant pour objectif de travailler dans le secteur de la production et de l’amélioration continue. Partant du principe que l’amélioration est infinie. J’ai ensuite quitté la France pour travailler à l’étranger en tant que responsable de production dans une entreprise agroalimentaire. Mais le fonctionnement me déplaisait et je ne suis pas vraiment en adéquation avec le fait de réduire les coûts au dépend de la qualité. Je suis donc revenue à mes racines lorraines. Je n’avais pas de contrat fixe, je changeais régulièrement de travail et entre temps j’étais à la maison et je m’ennuyais. J’ai toujours aimé fabriquer mes produits cosmétiques moi-même de façon la plus naturelle possible et c’est ce que je faisais pendant que je m’ennuyais à la maison. J’ai commencé à fabriquer pour moi, puis pour ma famille, ensuite pour des amis. J’avais de très bons retours sur les produits que je faisais, alors après un an (temps dont j’ai eu besoin pour valider les formules définitives) j’ai décidé de me lancer et d’en faire profiter les plus grand nombre.
 
On entend de plus en plus parler des dangers que peuvent représenter les cosmétiques industriels, peux tu nous en dire plus ? 
C’est certain ! On est entouré de produits cosmétiques remplis de substances dangereuses, non seulement pour notre santé mais également pour la planète. Le problème c’est que l’on manque d’information et qu’on fait confiance à la publicité. On voit un shampoing à l’huile d’avocat et on se dit génial ça doit être naturel alors que c’est le seul ingrédient qui sera «clean» dans le produit. Malheureusement aujourd’hui, il faut tout vérifier et les ingrédients sont une des seules manières d’être vraiment sûr de la composition.

On est alors tenté de se tourner vers les cosmétiques bio, mais ils ne sont pas toujours très propre dans leur composition non plus. Tous ne s’engagent pas dans le fait de ne pas tester leurs produits sur des animaux, certains contiennent même du squalène animal ou encore de l’huile palme. Des produits qui ne sont peut être pas nocifs pour notre santé, mais qui le sont pour celle de la planète, comment s’y retrouver dans tout cela ? Lire les étiquettes des cosmétiques bio n’est pas toujours plus facile que pour ceux des grands industriels, as tu des conseils, recommandations, marques ou labels fiables ? 
Effectivement, le label bio a ses limites. C’est pourquoi, il faut absolument vérifier les ingrédients. Ils sont donnés en langage INCI ce qui peut être difficile à déchiffrer. Je vais donner des exemples de composants de cosmétiques fréquents à éviter en vous expliquant pourquoi.

– Les huiles minérales sont fabriquées à partir de pétrole. Elles empêchent la peau de respirer en formant un film occlusif. De plus, elles sont extrêmement mauvaises pour l’environnement.  Elles peuvent provoquer des réactions allergiques, la sécheresse de la peau et l’obstruction de ses pores. On les retrouve sous ces noms : Paraffinum liquidum, Cera microcristallina, Mineral Oil, Petrolatum.

– Les silicones sont bien tolérés par la peau mais il ne faudrait pas s’y méprendre, ils ne la nourrissent absolument pas, mais surtout ils mettent des centaines d’années à se dégrader.

– Les polymères ont les mêmes caractéristiques que les silicones et sont aussi utilisés comme émulsifiant. Ils sont obtenus à partir de chimie lourde et très polluante, avec l’usage de gaz toxiques. Voici les noms à éviter : PEG, PPG, cellulose, crosspolymer, polypropylène.

– Les sels d’aluminium sont des agents anti-transpirants. Ils sont suspectés d’être cancérigènes et d’avoir un impact sur le système nerveux à long terme. Vous les retrouvez dans la liste des ingrédients avec une terminaison Aluminium.

– Les SLS sous le nom de Sodium Lauryl Sulfate ou Sodium Laureth Sulfate, sont des ingrédients qui produisent de la mousse. Ils sont extrêmement irritants et desséchants pour la peau et sont très mauvais pour l’organisme.

– Les parabènes sont des conservateurs suspectés d’être cancérigènes. Ils sont souvent utilisés car ils sont stables et facile d’utilisation. On les retrouve sous plusieurs noms avec la terminaison parabens.

– L’EDTA est un conservateur et antioxygène mais c’est un polluant TRES toxique. Il est utilisé de différentes façons notamment dans l’industrie de la photo ou du papier. Il sert également d’anti-tartre. Il est très mauvais pour l’environnement car il finit dans les stations d’épuration non détérioré en fin de chaîne de retraitement des eaux. 

– Le formaldéhyde est un ingrédient cancérigène et allergène. On le retrouve sous différents noms, dont aucun ne donne envie de se le mettre sur la peau et pourtant… Quaternium 15, Quaternium 18, Polyquaternium 10, DMDM Hydantoin, Chlorphenesin, Diazolidinyl uurea, Methylisothiazolinone …

En ce qui concerne les labels, Ecocert impose par exemple qu’au moins 10% des ingrédients soient issus de l’agriculture biologique. Ce qui reste assez faible. Le meilleur moyen reste donc la vérification de l’étiquetage. Il faut également savoir qu’un produit cosmétique 100% bio n’existe que très rarement, simplement dû à sa composition. Tout d’abord, un cosmétique est principalement composé d’eau. Or, l’eau ne peut être déclarée biologique. Ensuite, un cosmétique bio n’est pas constitué uniquement de matière d’origine végétale mais également de substances minérales comme l’argile ou les pigments qui de par leur nature même, ne peuvent pas suivre les règles de l’agriculture biologique. Enfin, les cahiers des charges autorisent toujours une partie d’ingrédients synthétiques. Et c’est là où est le problème…

De manière générale, au niveau des savons et gels douches, je conseille l’utilisation de savon saponifiés à froid. La différence de ces savons avec les productions industrielles c’est que la glycérine produite reste dans le savon et permet l’hydratation de la peau. De plus, les huiles ne sont pas chauffées à haute température pour permettre de conserver toutes leurs propriétés. Ils ne contiennent pas non plus d’EDTA ni d’autres substances dangereuses.


Concernant les expérimentations sur les animaux et l’utilisation de produits provenant des animaux, c’est quelque chose que je bannis entièrement. Le squalène (extrait de l’huile de foie de requin) est utilisé encore en cosmétique ainsi que dans les vaccins afin de renforcer la réponse immunitaire.

Pour l’huile de palme de nombreuses polémiques ont éclatées, notamment sur leur utilisation en grand nombre dans les produits alimentaires puisque c’est une huile beaucoup moins chère. Un palmier à huile peut produire 40 kg d’huile chaque année et a une durée de vie d’une trentaine d’années. Le problème c’est l’impact écologique qu’à le palmier à huile. Pour les planter, 90% des forêts indonésiennes ont été rasées et 1 million d’hectare disparaissent chaque année. En conséquence, les arbres ne jouent plus leur rôle d’absorbeur de gaz à effet de serre, particulièrement important en ce qui concerne la forêt tropicale, et la libération du CO2 emprisonné lors de la destruction des forêts a un impact très négatif sur l’environnement. Des problèmes se posent aussi pour la biodiversité : plusieurs espèces animales vivant dans ces milieux sont menacées. Une certification a été mise en place concernant une huile de palme «durable», la RSPO, mais cela reste insuffisant puisqu’elle ne contient pas de critères sur la déforestation. L’huile de palme peut se retrouver dans les ingrédients sous plusieurs formes (Sodium Palmate, Palmitate d’Isopropyl)

Malheureusement, aujourd’hui on ne peut faire confiance à aucune grande marque et il faut de préférence s’orienter vers l’artisanat, sans omettre de vérifier tout de même les ingrédients.

Qu’en est il des produits vendus en pharmacie, sont ils plus fiables que ceux de grande distribution ? 

Je peux également donner des exemples de composants à éviter que l’on peut retrouver dans des crèmes vendue en pharmacie, et même prescrites par des médecins et des dermatologues.  

– Glycérol : c’est la partie qui est extraite des savons industriels justement et qui est récupérée pour ce genre de crème.

– Vaseline : C’est un distillat de pétrole, que l’on appelle aussi gelée de pétrole. 

– Parrafine : Les paraffines font partie des huiles minérales. Elles sont obtenues à partir d’un procédé de raffinage du pétrole, où sont extraites de la lignite, des schistes ou de la tourbe (sur les emballages, des dénominations comme paraffinum liquidum, paraffin, ceresin, petrolatum, cera microcristallina, signalent la présence de paraffine). L’huile de paraffine étant issue du pétrole et de l’industrie pétrochimique, son impact écologique, de sa fabrication jusqu’à sa désintégration, est loin d’être nul.

– Cyclométhicone, Diméticone : Soyez à l’affût des ingrédients se terminant par «SILOXANE» «CONE». Ce sont des composés à base de silicone. Ils sont utilisés pour  assouplir, lisser et humidifier. Ils permettent, par exemple, aux produits pour cheveux de sécher plus rapidement et aux crèmes déodorantes de s’appliquer plus facilement. Ils sont également utilisés intensivement dans la fabrication de produits hydratants et de soins pour le visage. 

Attention là ca fait peur ! Le cyclométhicone est un mélange des siloxanes D4, D5 et D6. Je ne vais pas trop rentrer dans les détails mais des études ont été réalisées et voilà ce qui en est ressorti : Ils sont toxiques, persistants et ont un potentiel de bioaccumulation dans les organismes aquatiques. Ils sont reconnus comme perturbateur endocrinien, c’est-à-dire comme substance toxique pour la reproduction. Des tests menés en laboratoire ont démontré qu’une exposition à de fortes doses de D5 peut causer des tumeurs utérines et des dommages aux systèmes immunitaire et reproducteur. Le D5 peut aussi porter atteinte aux neurotransmetteurs du système nerveux. L’évaluation du D6 a démontré que ce troisième siloxane ne pénètre pas l’environnement en quantité et concentration qui peuvent mettre en danger la santé des humains ou de l’environnement.

Il est impossible de tout lister, beaucoup d’autres ingrédients présents dans ces produits   courrants ne valent pas mieux. Lisez donc bien les étiquettes et notamment celles des produits pour bébés et enfants qui ne sont pas à l’abri d’en contenir également. 

Les cosmétiques bio sont presque tous composé d’HE (huiles essentielles), hors ces dernières ne sont pas recommandées aux femmes enceintes et aux jeunes enfants, quelles solutions s’offrent alors ? 
Bien souvent les huiles essentielles utilisées dans les cosmétiques ont un double emploi, elles vont à la fois parfumer mais ont aussi d’excellentes propriétés pour la peau. Par exemple, l’huile essentielle de Tea Tree est un antibactérien à large spectre, antifongique, antiviral, immunostimulante, en gros pas mieux pour désinfecter. Je l’utilise dans le savon que je propose pour les problèmes d’acné mais aussi dans ma lessive. Les huiles essentielles sont principalement obtenues par distillation, par entraînement à la vapeur d’eau des composés aromatiques volatils de la plante à l’aide d’un alambic. A l’exception des huiles essentielles d’agrumes qui sont extraites par une méthode de pression ou expression à froid de l’écorce ou zeste du fruit, du fait de leur sensibilité à la chaleur. Elles sont extrêmement puissantes, elles contiennent jusqu’à 200 molécules chimiques différentes qui vont agir comme un médicament. Mais elles ont aussi un impact sur le plan énergétique et informationnel. D’une manière générale, les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles sont très variées : antibactériennes, antiseptiques, anti-inflammatoires, calmantes, tonifiantes… On peut les utiliser par voie cutanée (sous forme de massage), par voie olfactive (en les respirant) et hors grossesse par voie interne.

Maintenant pourquoi les huiles essentielles sont déconseillées au femmes enceintes ? Les huiles essentielles pénètrent dans le sang de différentes manières et agissent au niveau de tout l’organisme. Elles atteignent par conséquent le bébé. Toutes les huiles essentielles qui contiennent des cétones sont interdites chez la femme enceinte. Et pour cause, ces substances sont potentiellement neurotoxiques. Exemple : la sauge officinale, la menthe poivrée, l’aneth, le romarin verbénone… Par ailleurs, les huiles essentielles qui ont une action sur le système hormonal sont également à éviter. Pour plus de précaution, on conseille de ne pas utiliser d’huiles essentielles par voie orale pendant toute la durée de la grossesse. Par contre, on retrouve quand même certaines huiles essentielles autorisées pendant la grossesse : l’essence de citron est très efficace pour lutter contre les nausées du premier trimestre. Pour se relaxer, la lavande et la camomille sont conseillées. Voici quand même quelques conseils à respecter si on souhaite utiliser des huiles essentielles en étant enceinte :

– Privilégiez la voie cutanée et la voie olfactive, surtout au premier trimestre
– Concernant le mode d’utilisation : diluez 3 – 4 gouttes d’huile essentielle dans de l’huile végétale puis massez la zone concernée et diffusez vos huiles essentielles dans l’atmosphère grâce à un diffuseur électrique.
– Sauf exception, n’appliquez pas d’huiles essentielles sur la région abdominale et la poitrine durant les neuf mois de votre grossesse.
– Les traitements d’aromathérapie, par voie orale si indispensables, sont généralement courts : entre 1 et 5 jours. Les huiles essentielles agissent vite.
– Demandez toujours conseil à un pharmacien ou un médecin spécialisé avant d’utiliser une huile essentielle. Pas d’automédication, surtout au premier trimestre.
– Achetez vos huiles essentielles dans des magasins spécialisés ou boutiques bio, jamais sur les marchés.
– Utilisez des huiles essentielles de bonne qualité (100 % pures et naturelles) et de marque réputée. Vérifiez toujours la composition, le nom des molécules les plus représentées, le nom du laboratoire, l’organe de la plante qui a été distillé.

Après si les huiles essentielles sont simplement là pour parfumer, et bien le mieux c’est de s’en passer quelques temps… ou alors de trouver des produits contenant des parfums (mais dans ce cas, pas 100% naturel).

Envisages tu de créer toi même une gamme dédiée aux besoins des femmes enceinte ? On sait que c’est une période qui nécessite plus d’attention à sa peau, on est souvent un peu sensible aux odeurs aussi, je trouve qu’il manque dans le secteur du bio, de cosmétiques spécialement dédié à cette période dans laquelle on a pourtant besoin plus que jamais de se sentir bien dans son corps, de se chouchouter et ce sans avoir structer toutes les étiquettes de peur de la composition. 

J’ai déjà quelques savons adaptés pour les femmes enceintes, ne contenant ni parfums, ni huiles essentielles et bien sûr 100% naturel :
– Le Bee Api, qui est un savon à base de beurre de karité et de miel, avec des propriétés très cicatrisantes et hydratantes, qui convient à tous les types de peaux, même atopiques.
 Le Clay des Bulles, à base d’argile rouge et d’argile rose, d’huile de figuier de barbarie, d’huile d’avocat et de macadamia, pour nettoyer également tout en douceur et qui convient à tous les types de peaux.

Par la suite, je développerai un peu plus la gamme, le secteur des cosmétiques reste extrêmement réglementé et la validation des formules avec les tests à passer sont très chers, ce qui m’empêche de développer beaucoup de produits.

On voit de plus en plus de recettes de cosmétiques à faire soi même, néanmoins on a vu que les HE sont très puissantes et peuvent même être dangereuses si on les utilise mal et pas que pour les femmes enceintes, as tu des conseils en la matière ? Peut-on réellement se lancer seul dans des recettes simples ou est il préférable de se «former» un minimum avant de se lancer ? As tu des références (site, livre, salons, événements etc.) à conseiller ? 
Oui les recettes à faire soi-même sont de plus en plus présentes et c’est très bien de pouvoir connaître ce qu’il y a dans les produits qu’on utilise. Après, je pense que le mieux pour les particuliers c’est de pouvoir réaliser des recettes simples avec des ingrédients que nous avons tous dans notre cuisine ou qui se trouvent très facilement, comme par exemple du yaourt, du miel, des flocons d’avoine, du lait, des fruits et des légumes… Il n’y a pas besoin d’aller chercher trop loin et de se casser la tête pour trouver des ingrédients.

Pour nos lectrices lorraines, tu animes toi même des ateliers, peux tu nous en dire plus sur leur déroulement ? Pour les autres, as tu des contacts ou bonnes adresses à partager ? 
Pour les ateliers, j’en organise 2 différents. Le premier pour apprendre à fabriquer des produits cosmétiques soi-même à la maison avec des ingrédients très simples. Je propose de faire durant l’atelier 3 recettes (un masque pour le visage, un gommage et la dernière recette varie, je laisse le choix ) On repart avec les produits qu’on a fait (personnalisés en fonction de son type de peau) et un livret de recettes simples pour en refaire à la maison. Le second pour apprendre et fabriquer soi-même son savon saponifié à froid. J’explique les différences entre toutes les possibilités pour fabriquer des savons, les propriétés des huiles à utiliser… Et de même, on fabrique ensuite un savon personnalisé à son type de peau. Pour les lectrices loin de la Lorraine, il y a des ateliers qui se multiplient un peu partout, petit conseil : préférez toujours un petit artisan qui fabrique du savon A FROID.

Tu vas prochainement lancer une gamme de produits ayurvédique, peux tu nous en dire plus sur le concept ? Est ce que comme pour la nourriture, il s’agit d’adapter ses cosmétiques en fonction de son dosha ?
Oui, le concept est lancé, je me suis fait aider pour utiliser les bons ingrédients et les essais ont été réalisés, les formules sont validées. Ca fonctionne de la même façon que pour la nourriture, d’ailleurs j’incorpore des ingrédients culinaires dedans (jus de carotte fraichement pressé, thé vert, cannelle…) et à chacun son savon en fonction de son dosha. Les essais réalisés sont vraiment très concluants et j’ai hâte qu’il puisse sortir, ça va me demander encore un peu de temps car je dois monter des dossiers, faire valider la sécurité etc. ce qui prend énormément de temps.

Pour finir as tu des petits conseils beauté, des produits à conseiller pour se chouchouter naturellement et simplement ?
Pour se chouchouter, pas besoin de courir dans plusieurs magasins pour trouver les ingrédients dont ont a besoin. Je suis sûre qu’on a toutes les ingrédients qu’il faut dans le placard et le frigo. Les fruits et les légumes sont excellents pour la santé mais aussi pour la peau.

Un masque exfoliant visage, pour les peaux sèches et sensibles :
50 g d’une poire très mûre, ½ cuillère à soupe de miel, 1 cuillère à café de yaourt et 5 cuillère à soupe de poudre d’amande, on mélange tout au mixeur pendant 30 secondes et c’est prêt. On applique ce masque en faisant des mouvements circulaires, cela va permettre d’éliminer toutes les cellules mortes et les impuretés.

Un masque tonifiant visage, pour les peaux grasses :
50 g de concombre, 6 feuilles de menthe, 1 cuillère à soupe de yaourt, 6 cuillères à soupe de farine.On mixe tout pendant 20 secondes. On applique ensuite en grosse couche sur le visage et on laisse agir 3 minutes avant de rincer. Le concombre est excellent pour purifier la peau et réguler les peaux à tendance grasse.

Pour avoir des cheveux brillant, une lotion de rinçage :
20 g de riz à mixer très finement 30 secondes, ensuite on ajoute 20 ml de rhum et 20 ml de vinaigre de cidre. On mixe à nouveau 20 secondes et la lotion de rinçage est prête. Il suffit d’appliquer la pâte sur les cheveux, laisser poser 5 min et rincer. Le vinaigre à la capacité de dissoudre les sels minéraux, d’éliminer le calcaire, d’apporter brillance et éclat aux cheveux.

Ce sont des recettes «fraiches» qui ne peuvent pas être conservées, à utiliser de préférence dans la journée de la préparation.

14517456_1123282754420402_7729634233224748709_n.jpg

Un grand merci à Sophie, d’avoir pris le temps de répondre à toutes mes questions, en espérant que ces explications vous aideront à mieux décrypter les étiquettes et choisir vos cosmétiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vie avec Alexandra David-Néel – Fred Campoy et Mathieu Blanchot

Connaissez vous Alexandra David-Néel ? Moi non, je ne connaissais pas du tout cette grande dame et en découvrant sa vie et ses exploits, je me demande encore comment j’ai pu passer à côté. La place qu’on donne aux femmes dans l’histoire n’est décidément pas à la hauteur de toutes ces héroïnes oubliées.

Alexandra David-Néel était une exploratrice orientaliste, féministe, anarchiste, théosophe, cantatrice, écrivaine et journaliste… Rien que ça. Elle a parcouru l’orient au début de XXe siècle, à une époque où les occidentaux n’étaient pas les bienvenus, et les femmes encore moins. Elle fût la première femme occidentale, et le premier explorateur tout court, à pénétrer dans Lhassa, après une marche de plus de 2000km. Ce qui lui valu à l’époque une renommée internationale. De ses exploits elle a écrit 27 livres.

0.jpeg

 

0-2.jpeg

C’est donc à travers une très belle BD en deux tomes, que Fred Campoy et Mathieu Blanchot nous racontent la vie de cette grande dame. Le récit démarre en 1959 alors qu’Alexandra David-Néel recherche une jeune assistante. De là nous suivrons son quotidien aux côté de Marie-Madeleine Peyronnet, entrecoupé de flashs back relatant ses exploits passés.

Si j’ai d’abord été un peu surprise et déroutée par ce choix de narration, regrettant qu’on ne se focalise pas plus sur ses exploits passés, j’ai finalement été totalement séduite et j’ai dévoré les livres. L’histoire de cette vieille dame et de sa jeune assistante est très touchante, et elles méritent autant l’une que l’autre d’être mises en lumière. Les grands exploits n’ont finalement d’intérêt que si on peut les partager et les transmettre, c’est ce que cette histoire d’amitié hors norme nous rappelle également. Une très belle BD, historiquement passionnante et humainement très touchante qui ne donne envie que d’en découvrir encore plus, je vous la recommande chaudement.

 

 

 

 

 

 

Albums coup de coeur

Je n’ai pas toujours le temps d’écrire sur tous les livres qui passent entre nos mains, surtout que nous en consommons beaucoup, j’ai donc voulu vous faire un petit article sur 3 de nos auteurs et albums coup de coeur.

Petite beauté d’Anthony Browne

pb.jpg

Nous avons eu un véritable et gros coup de coeur pour ce livre et plus largement pour cet auteur. Cet album est inspiré de l’histoire vraie du gorille Koko, capable de communiquer en langue des signes, qu’Anthony Browne a transformé en sublime histoire d’amitié. Un hymne au respect de la différence, à l’amitié et à la solidarité. Un album drôle et extrêmement touchant à la fois, d’une grande tendresse. On en sort tout chamallow et rempli d’amour. Les illustrations sont absolument magnifiques, les textes très courts parfait pour les petits. Mon fils l’adore et le connaît entièrement par coeur. Du même auteur, nous avons également adoré Un Gorille à compter. Pas d’histoire dans ce dernier, juste des illustrations là encore absolument sublimes, pour apprendre à compter. Un gorille, deux orangs-outangs etc. jusqu’à 10.

9782877677530.jpg

 

Petit bateau de Stephen Savage

51OsPKwwwVL._SX258_BO1,204,203,200_.jpg

Ce livre là est peut être destiné aux plus petits, mon fils aime toujours le relire de temps à autre, mais on l’a surtout beaucoup lu autour de ses 1 an et demi environ. On a adoré ses illustrations vintage, son histoire autour de la solidarité, sa douceur. Du même auteur on a également beaucoup lu et apprécié Quel camion. Un album dans lequel on suit cette fois des camions, dont le plus modeste d’apparence là encore, va devenir le super héros de tous. Deux jolies histoires.

9782211227940.jpg

 

Platipuce de Chris Riddell 

platipuce-9782211063586_0.jpg

Alors ces deux livres c’est simple, on a du les lire environ un million de fois, au bas mot. Là encore des illustrations vintage beaucoup trop mignonnes, un petit héros Ornithorynque qui change un peu et qui a permis à mon fils de se passionner pour l’Australie. Des petites histoires rigolotes pour lesquelles mon petit s’est pris de passion. Il connaît les textes par coeur et ne s’en lasse pas.

221106518X.08.LZZZZZZZ.jpg

 

 

TAG : Vis ma vie de maman

La youtubeuse Planète maman a crée un petit questionnaire qui circule sur les blogs parentaux. J’ai été invité à y répondre par Marie, la blogueuse d’Une araignée au plafond (un très chouette blog que j’aime beaucoup et que je vous invite à découvrir). 12 questions pour aborder notre rapport à la maternité.

1 – Présente toi en quelques mots, combien as-tu d’enfants ? Quel âge ont-ils ?

Marie, 35 ans, maman d’un petit garçon qui aura 3 ans cet automne. Graphiste de profession, passionnée par tellement de choses qu’il serait difficile de tout résumer en quelques mots. C’est un peu pour ça que j’ai eu envie de créer ce blog je pense, pour partager tant mon quotidien de femme et de maman, que nos coups de coeur, nos passions etc.

2 – Avant de connaître officiellement le sexe de ton enfant, le connaissais-tu déjà au plus profond de toi ?

Alors oui, j’ai pensé très tôt que c’était un garçon. Mais j’ai ressenti une connexion très forte avec lui dès mes premiers jours de grossesse, mais c’est un sentiment assez inexplicable en fait. Je suis passionnée par les cultures tribales et les croyances animistes trouvent un écho en moi. Le fait que tous les êtres vivants puissent être reliés entre eux et ressentir une connexion, ne me paraît pas du tout improbable.

Et puis l’année dernière j’ai fait une fausse couche, que je n’ai appris qu’à l’échographie des trois mois. Je n’ai pas du tout pressenti que ma grossesse s’était arrêtée avant, mais j’ai été atrocement mal tout ce premier trimestre. Je ne ressentais justement pas cette connexion que j’avais ressenti avec mon fils, je n’arrivais pas du tout à me relier à cet enfant que je pensais présent. Je me sentais triste, j’étais irritable, fatiguée… Je mettais ça sur le dos des hormones en me disant que toutes les grossesses ne se ressemblaient pas forcement et que ça passerait. Et finalement lorsque j’ai appris que la grossesse s’était arrêtée, c’est comme si tout s’expliquait, comme si mon corps avait somatisé tout ce que ma tête n’était peut être pas prête à accepter. D’ailleurs j’ai perdu du sang le matin du rdz pour l’échographie, la fausse couche s’était pourtant produite depuis plusieurs semaines. Là encore comme si mon corps avait voulu me prévenir cette fois, qu’il c’était passé quelque chose et qu’il allait falloir l’accepter. Les médecins ont d’ailleurs été étonnés qu’il n’y ait pas eu de signe clinique plus tôt. On m’a prescrit un médicament pour déclencher des contractions, à prendre le surlendemain. Mais ça n’a pas été nécessaire puisque le lendemain de l’annonce, mon corps a finalement fait ce qu’il devait. Là encore comme s’il attendait que je le sache, d’avoir l’aval de ma tête, qu’on soit prêt à le vivre. Si tant est qu’on puisse l’être.

Ces deux expériences me font donc penser que oui il y a peut être des choses qui nous échappent, des manières de communiquer ou de ressentir, qu’on ne s’explique et ne maîtrise peut être pas.

Pour autant je ne sais pas si j’appellerai ça de l’instinct maternel, car ça pourrait sous entendre qu’il faille absolument porter un enfant pour ressentir un instinct de protection envers lui et ça je ne le crois pas. Je pense que l’amour est le lien le plus fort qui puisse unir une mère à son enfant et ce, qu’elle soit sa mère biologique ou non, qu’elle ait ressenti un lien dès sa grossesse ou plusieurs semaines après son accouchement, peu importe. Devenir mère est un chamboulement incroyable tant physiquement que psychologiquement et je pense qu’il y a autant de façon de le vivre et de le ressentir, que de mères dans le monde. Ce qui m’a particulièrement perturbé et auquel je ne m’attendais pas du tout lorsque mon fils est né, c’est l’intrusion du monde extérieur. Absolument tout le monde a un avis, une critique, une comparaison, un conseil etc. sur LA bonne façon de faire ou de réagir. On compare les mamans, les grossesses, les bébés, les ressentis, l’allaitement ou non, la façon de dormir, le mode de garde, l’éducation etc. etc. J’ai personnellement très mal vécu cette intrusion. Je trouve qu’on en demande beaucoup aux mamans tout en les enfermant dans beaucoup d’attentes et de stéréotypes. Chaque femme est différente et je trouve que le seul conseil qu’on devrait donner à toutes jeunes mamans c’est : vis ta maternité comme TU le ressens et ne te préoccupes de rien d’autre.

3 – Maman au foyer ou maman au travail ?

Les deux ! Je suis graphiste, je travaille de chez moi à temps partiel depuis la naissance de mon fils, que je garde avec moi. Et comment dire…. c’est sportif, très sportif. C’est un rythme de vie complet et c’est le moins qu’on puisse dire, mais c’était le meilleur équilibre pour moi. Je crois que j’aurai mal vécu de ne pas être à ses côtés au quotidien. Non pas que je pense que l’éducation idéale (LA fameuse, évoquée ci dessus) soit d’élever ses enfants soit même, mais simplement que ça correspond à ma personnalité et aussi à une opportunité qui s’est présentée à ce moment là. Car j’ai néanmoins besoin de travailler, la création fait entièrement partie de ma personnalité et reste indispensable à mon équilibre. Cela dit, outre la fatigue physique, l’organisation à mettre en place, l’équilibre à trouver etc. Le plus dur je crois, reste la fatigue morale.

Etre mère au foyer (je déteste d’ailleurs cette expression) reste assez peu considéré par la société. Si on ne se pose jamais la question de la rémunération des personnes dont garder un enfant est le métier, le travail, celui ci ne semble plus être considéré comme tel lorsque c’est la mère qui a la charge de cette même responsabilité. Etre maman c’est mon activité principale et je le suis non stop, et j’ai en plus un deuxième travail auquel je dois consacrer du temps. Mais puisque « maman » n’est pas considéré comme un job, et qu’en plus graphiste est considéré comme un job « sympa », je me suis souvent sentie  incomprise et surtout bien peu valorisée par ma position finalement.

Je me suis ré-ré-ré-réorganisée des dizaines de fois, j’ai cru abandonner (mon travail hein, pas ma famille) au moins aussi souvent, mais au final j’ai tenu le cap. Mon fils est heureux et moi je n’ai pas fini sous antidépresseur, alors je crois que c’est pas trop mal. Plus sérieusement, malgré la fatigue et les moments durs, je ne changerai rien, car je pense que l’équilibre idéal n’est pas si facile à trouver et que ma situation se rapproche au mieux de mon idéal.

4 – As-tu un objet ou quelque chose de symbolique faisant référence à tes enfants qui ne te quitte jamais ? 

Euh non, aucun. Mais en même temps, je suis avec mon fils la plupart du temps.

5 – As-tu déjà vécu une situation où ton instinct de maman a pris le dessus ?

Comme je l’évoquais ci dessus, je ne sais pas vraiment ce qu’on entend par instinct maternel en fait. Je suis de manière générale et depuis toujours, quelqu’un qui réagit beaucoup plus à l’affect, au ressenti, que de façon analytique et raisonnée. Du coup on peut déjà associer ce trait de caractère à une forme d’écoute de son instinct j’imagine. Est ce que je ressens un lien fort et unique avec mon fils, oui incontestablement mais continuellement, pas dans des moments précis. Du coup dans la vie en général, je rejoins totalement ce que disais Marie, je crois beaucoup à l’expérience. Au fait qu’une maman, ou un papa d’ailleurs, connaisse forcement mieux son enfant que quiconque. Parce qu’il le voit évoluer, connaît sa personnalité, sa façon de réagir etc. En plus, j’ai personnellement pondu un mini clone de moi, même tempérament, même façon de réagir à beaucoup de choses. A ceci près que je ne traverse pas mon appartement en courant et en hurlant « nooooooooon » lorsque je suis contrariée, pour finir par me jeter au sol dans une mise en scène digne de Broadway. Quoi que parfois, c’est pas l’envie qui m’en manque et quand j’étais petite je le faisais aussi paraît-il. Bref, chez nous la pomme est vraiment tombée au ras de l’arbre et du coup ce n’est pas tant mon instinct, mais bien l’expérience qui fait que je sais m’adapter à lui et anticiper ses réactions.

6 – Fais-tu partie de ces mamans qui ont gardé leur test de grossesse ?

Non pas du tout. Pour ma première grossesse, je sentais que j’étais enceinte avant de faire le test, alors finalement le test en lui même n’a pas été tellement chargé en émotion. C’est plus la suite, l’analyse de sang, les démarches qu’il faut faire très vite en région parisienne, qui m’ont mit directement le pied à l’étrier et fait réaliser que j’étais bien enceinte et faire venir l’émotion qui va avec. Puis, lorsque je suis tombée enceinte la deuxième fois le test était négatif et ce sont plus tard des analyses de sang qui ont indiqué une grossesse, qui s’est donc finalement arrêtée au bout de quelques semaines… Du coup je ne met pas tellement d’affect dans ce cap là en lui même.

7 – As-tu du mal à te séparer des affaires de tes enfants ?

La question ne se pose pas encore, car nous n’avons qu’un enfant et en souhaitons un deuxième, du coup pour l’instant nous gardons tout. Mais je ne pense pas que j’aurai du mal à me séparer du matériel non, je ne porte pas tellement d’affect aux objets à part aux livres que j’affectionne particulièrement. J’aime beaucoup les vieux objets ou meubles, avec une histoire, mais nous n’en possedons pas. Nous n’avons pas d’affaires héritées, de choses qui se transmettraient de génération en génération. Et mon fils n’a, en tous cas pour l’instant, pas d’affection particulière pour ses jouets non plus. Pas de Doudou ou de jouet fétiche dont il ne voudrait pas se séparer, à part là aussi peut être ses livres fétiches que nous lisons encore et encore… et encore.

8 – Un achat qui te trotte dans la tête depuis quelques temps mais que tu n’as pas encore fait ?

Houla, beaucoup sûrement. J’aimerai beaucoup repeindre et accessoiriser mon bureau pour en faire une pièce plus zen et cocooning. Je rêêêêêêve d’une tablette graphique dernière génération et je ne serai pas contre un voyage à San Fransisco, Montréal ou Hawaï non plus. Plus sérieusement ou plus réalisable en tous cas, mon prochain achat sera sûrement un petit bracelet Treez qui m’a tapé dans l’oeil.

9 – On dit souvent que pour un premier enfant, on a du mal à acheter d’occasion. As-tu réagi différemment pour ton deuxième enfant ?

Je n’ai aucun soucis avec l’occasion bien au contraire, j’ai récupéré beaucoup de vêtements de mon neveu pour mon fils ou acheté d’occasion. Lorsque je cherche un jouet, un livre ou autre, je regarde toujours si je peux le trouver d’occasion d’abord. Par soucis écologique avant tout, car j’essaye au possible de réduire notre impact, et puis aussi par ce que j’aime ça. Petite déjà, je chinais beaucoup avec ma mère. Je me revois en  joie dans les allées d’Emmaüs, à la recherche de ma prochaine trouvaille. On rentrait toujours au minimum avec des nouveaux livres et un meuble à retaper et j’adorais ça. Maintenant je vis en région parisienne, en appartement et sans voiture, je suis donc limitée dans mes possibilités de recup’. Difficile de traverser l’Ile de France en transport pour aller chercher un vieux meuble et le retaper au milieu du salon. Bon d’un côté c’est pas plus mal, ça m’évite d’être tentée de trop chiner et de m’encombrer de trucs pas forcement utiles.

10 – Un fait marquant depuis la naissance de tes enfants à nous raconter ? Qu’il soit heureux ou un peu moins …

Je n’ai pas d’événement particulièrement marquant à raconter, mon fils est plutôt du genre très prudent, du coup je n’ai pas d’anecdote de chute mémorable ou de grosse frayeur que j’aurai pu avoir. Et ça me va très bien comme ça ! Mais la découverte du monde fascinant de l’enfance est certainement ce qui nous a le plus surpris, parfois décontenancés et surtout très souvent fait rire. Les enfants sont des êtres magiques, à moitié bisounours et dictateurs pas commode, le tout à tendance bipolaire. Bon tout ça s’explique par l’immaturité de leur cerveau bien sûr, mais au quotidien ça donne des situations souvent cocasses, qui nous surprennent toujours. Il y a 5min mon homme vient me voir pour me dire qu’il aime bien une nouvelle chanson qui passe à la radio, j’écoute, je la trouve pas terrible, alors pour rigoler je lance une chanson de Vianney. Pour contextualiser, mon fils nous a fait écouter Vianney en boucle pendant un moment, au point de faire craquer psychologiquement mon cher et tendre. Mon homme pour rigoler, fait mine de s’arracher les cheveux et dit à mon fils « Va falloir choisir ton camp maintenant, ma chanson ou Vianney » et là mon fils se jette par terre et se met à hurler « Non plus Vianni (de son petit nom) plus Vianni maman, plus Vianniiiiiiiiiiiiiiiiiii ». Voilà, voilà… Tout dans la mesure. Fascinant. Du coup on rigole beaucoup quand même. Ne pas rire face à ses « bêtises » ou lorsqu’il nous surprend à nous répondre des trucs improbables est un vrai chalenge pour nous. Mais c’est génial, le voir grandir, évoluer, s’affirmer, dessiner sa personnalité, c’est top.

11 – As-tu déjà craqué nerveusement depuis que tu es maman ?

Bien sûr ! Etre parent c’est un job complexe et parfois carrément difficile. Comme je le disais nous avons un petit garçon génial, vraiment et objectivement on ne peut pas se plaindre qu’il nous fasse la vie dure, on rigole plus qu’on ne dispute. Quoi que l’arrivée du terrible two a été et est encore parfois gratiné quand même, et nous a valu quelques bras de fer avec lui et une bonne dose de patieeeeeence. Mais là où nous nous sommes vraiment épuisés, c’est sur son sommeil qui a toujours été plus ou moins compliqué. En presque trois ans, je pense que la proportion nuits entrecoupées, nuits complètes doit être de l’ordre du 70-30%. Il n’a aussi commencé à faire des vraies siestes qu’à deux ans et demi. Avant cela il ne dormait que parfois une demi heure à 45min dans la journée ou alors plus longtemps uniquement dans nos bras. Cela nous a donc beaucoup fatigué, physiquement et moralement. J’ai souvenir de nuits passées à essayer de le rendormir pendant des heures où dès que nous le reposions dans son lit, il se réveillait. Mais nous avons très tôt fait le choix de ne pas nous épuiser ensemble son père et moi. On faisait des tours de garde, c’était la règle et c’est ce qui nous a permis de tenir. Prendre le relai lorsque l’autre ne tenait plus physiquement ou psychologiquement. C’est vraiment ce qui a été le plus dur pour nous nerveusement. La fatigue c’est l’ennemi number one des parents, suivi pas loin par le manque de temps pour soi. Quand t’es frais et dispo et bien dans tes pompes (donc que t’as du temps pour toi) t’encaisses tout beaucoup plus facilement, mais quand tes jauges de sommeil et d’épanouissement perso commencent à baisser et elles vont souvent ensemble, c’est là que ça devient dur. Nous on s’est beaucoup soutenu, écouté, relayé et clairement on a survécu en équipe.

12 – Voulais-tu plusieurs enfants avant d’en avoir ? Ton avis a-t-il changé depuis ?

Oui j’ai toujours voulu des enfants, depuis assez jeune je crois. Je me souviens que je disais que je voulais faire le tour du monde et avoir un enfant de chaque couleur, mais pas de mari. Ca me fait encore marrer d’y repenser. Ma mère a le teint très clair et je suis matte de peau et je l’étais encore plus enfant. Je me souviens qu’un jour alors que nous faisions des courses, une dame nous a interpellé ma mère et moi pour lui demander dans quel pays elle avait adopté sa jolie petite fille… Les gens sont cons parfois. Ca me faisait vachement de peine à l’époque qu’on ne me dise jamais que je ressemble à ma mère, accentué encore plus par le fait que ma soeur elle, soit sa copie conforme et que je ne ressemble ni à l’une ni à l’autre. Du coup je voulais des enfants de toutes les couleurs pour montrer que l’amour ne se limite pas à une ressemblance physique. Ouais j’étais déjà vachement philosophe… Bon pour le côté pas de mari, c’est juste que je suis une enfant de divorcés et que le mariage me semblait donc le truc le plus fourbe du monde à cette époque.

Mais puisque je me suis fait piquer mes plans de vie par Angélina Jolie, j’ai finalement pris un autre chemin. Je ne suis pas devenue bioman jaune, je n’ai pas de poney et je suis en couple depuis plus de 10 ans avec le même homme que j’ai même épousé, c’est dire ! Mais l’amour c’est plutôt cool en fait, on s’aime, on se marre bien et on a en plus conçu le plus merveilleux des petits garçons. Souhaitons nous en encore un ou pourquoi pas deux et on sera des parents comblés, même si on l’est déjà en fait. Mais c’est vrai que tant pour notre fils que pour nous, on a bien envie d’agrandir encore un peu la tribu. 🙂

 

Je propose maintenant à Céline du blog Un brin de cel, à Flo du blog A l’ouest rien de nouveau, à Marie du blog MamanYoupie et à Mam’Weena de reprendre le flambeau et de nous parler à leur tour de leur rapport à la maternité à travers ces questions.

 

 

California Dreamin’ – Pénélope Bagieu

Je viens de terminer cet album et je m’empresse de vous en parler car je l’ai adoré. J’avais déjà beaucoup aimé les culottés de la même auteure, et l’histoire de Cass Elliot aurait pu y avoir totalement sa place ! Quel bonheur alors que de lire un album entier consacré à une telle héroïne.

California Dreamin’ retrace l’ascension de la chanteuse Cass Elliot des Mamas and Papas. La BD n’a pas pour vocation d’être une biographie documentaire, mais elle retranscrit pourtant parfaitement l’atmosphère de cette époque et donne merveilleusement corps à cette femme haute en couleurs. J’adore les biographies musicales, mais elles ont parfois le défaut d’être justement trop strictes et trop documentées, perdant un peu l’esprit de l’époque ou de l’artiste qu’elles relatent. Ici c’est tout l’inverse, Pénélope a romancé la vie de son héroïne, mais pour mieux lui donner vie, pour mieux nous transporter avec elle. On retrouvait déjà ce formidable pouvoir d’immersion dans les culottées, Pénélope Bagieu donne décidément vie à ses héroïnes de façon terriblement envoutante et attachante.

cd.jpg

Irrévérencieuse, têtue, pleine d’humour et de vie, excessive, déterminée… Nombreuses sont les facettes de Cass Elliot, mais il serait bien impossible pour autant de la limiter à l’une d’elles. On savoure cette histoire, on rit, on est touché. Cass Elliot est une tempête, une boule d’énergie, et l’esthétique du livre nous y transporte totalement. Les dessins sont sublimes et enlevés, malgré un trait qui peut sembler « lourd » au premier abord, on y découvre en fait énormément de couleurs et de finesse, à l’image de son héroïne.

Un sublime hommage que ce livre, une superbe découverte aussi. Pénélope Bagieu a définitivement un truc unique dans sa façon de raconter les histoires et on a juste envie d’en découvrir encore et encore.